Saint-Trond

Dernière montée en Division 1: 2015

Résultats 2015-16: Playoffs 2

Pronostics saison 2016-17: 11/16

Dans la peau d'un canari

(Article paru dans La Libre le 1er novembre 2015)



De Kanarie, c'est le nom du café qui fait face à l'entrée de l'énorme stade qui borde la petite ville de Saint-Trond. Ici, on vit le football en jaune et bleu, couleurs mythiques d'un club qui a soufflé cette année ses 91 bougies. « Voetball, volk en vuur », littéralement « football, peuple et feu », forme le leitmotiv écarlate d'une formation promue qui renait de ses cendres cette saison après être restée dans l'antichambre de la division 1 depuis 2012.

Mais le STVV n'en est pas pour autant un oiseau pour le chat. Il incarne même l'une des bonnes surprises de cette saison en pointant à la septième place de la Pro League ; à une marche seulement de potentiels playoffs.

Quelques pointures en terres trudonnaires

C'est une particularité propre à ce stade : il vit sept jours sur sept.

Saint-Trond n'est pas le club qui a connu le plus de titres. Voyez plutôt : une Coupe de la Ligue -compétition aujourd'hui disparue- remportée en 1999 et deux finales de Coupe de Belgique, perdues en 1971 et 2003 contre le Beerschot et La Louvière. Mais il n'en reste pas moins que quelques grands noms ont fait escale du côté de la cité trudonnaire. Outre « Raymond la science », qui a inculqué ses savoirs de 1959 à 1966, un autre entraîneur belge bien connu a fait ses armes au STVV : Marc Wilmots. Ainsi, le « Taureau de Dongelberg », qui avait obtenu son premier contrat de joueur pro avec les Canaris, en a fait de même en tant qu'entraîneur. Enfin, puisqu'on évoque le coach fédéral, comment ne pas revenir sur le Diable qui a marqué le Stayen de son empreinte : Simon Mignolet ? Né à Saint-Trond justement, il jouera pour le club de 2002 à 2010, avant de rejoindre les Anglais de Sunderland, puis ceux des Reds de Liverpool.

Un stade cosmopolite

C'est une particularité propre à ce stade : il vit sept jours sur sept. Huit cents personnes travaillent dans les échoppes ou les restaurants du Stayenveld, ouverts pendant toute la semaine. Et pour cause, le terrain n'appartient pas au STVV, il est loué à madame Duchâtelet. Voilà pourquoi, il peut être le lieu de concerts, mais aussi d'autres festivités extra-footbalistiques. Bref, le club limbourgeois fait dans la marginalité, à bien des égards.






Philippe Bormans



Philippe Bormans est de ceux qui incarnent le mieux la philosophie du STVV. Car à seulement 27 ans, il n'est ni plus, ni moins que le manager-général du club. « L'esprit de Saint-Trond, c'est avant tout une dynamique jeune. Les noms, ce n'est pas ce qu'il y a de plus important. Et ça marche », présente l'homme qui a gravi les échelons, passant tour à tour de membre de l'organisation, à commercial, avant de devenir en mars dernier, le correspondant qualifié et manager-général du club trudonnaire. Mais cette mentalité, si elle s'affiche bien dans les travées organisationnelles, se voit également sur le terrain. « Soyons clairs, ce n'est pas à Saint-Trond qu'un joueur va devenir riche. Par contre, ici, il recevra sa chance qui pourrait l'amener vers les sommets, raconte Philippe Bormans qui poursuit en évoquant Rob Schoofs. Il est notre capitaine à seulement 21 ans, voilà l'exemple parfait du footballeur qui a réussi à Saint-Trond. »

Les transferts suivent la même dynamique

Soyons clairs, ce n'est pas à Saint-Trond qu'un joueur va devenir riche. Par contre, ici, il recevra sa chance.

Cette logique ne s'arrête pas là et s'inscrit jusque dans les transferts du STVV, qui a notamment loué trois joueurs provenants de Chelsea. « Cuevas, Rodriguez et Angban nous ont été prêtés la saison 2015-16 par le club londonien qui avait été séduit par nos installations et par notre projet, expose le manager. La jeunesse nous procure beaucoup d'avantages, même si elle occasionne également certaines difficultés dues au manque d'expérience. »

Attention que « jeunesse » ne signifie pas « manque d'ambition », même si Philippe Bormans garde la tête sur les épaules (interview publiée le 1/11/15) : « Les playoffs 1 ne sont pas un objectif pour nous cette saison car c'est trop tôt. Nous avons bien sûr connu un bon démarrage mais nous devons apprendre à grandir petit à petit. »




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2016