Fc Malines

Dernière montée en Division 1: 2007

Résultats 2015-16: Playoffs 2

Pronostics saison 2016-17: 7/16

Les flammes rouges et jaunes du FC Malines

(Article paru dans La Libre le 31 janvier 2016)



En plein milieu d’un quartier résidentiel malinois, les grues s’attellent à la construction d’une nouvelle tribune. Elles feraient presque de l’ombre à l’immense cathédrale Saint-Rombaut, organe central de la ville de la province d’Anvers. En tout cas, ces monstres d’acier sont signe d’une chose, la phase 2 a bien débuté. A la fin des travaux, l’AFAS Stadium devra ouvrir ses portes à 18000 personnes, en lieu et place des 13000 actuelles. La machine est en route, et elle ne souhaite pas s’arrêter là.

Retrouver l’âge d’or

Car le projet va bien au-delà. La création d’une enceinte ne constitue qu’une première étape, destinée ensuite à amener plus de spectateurs, plus de sponsors, plus d’argent, et de meilleurs joueurs. Les déboires de 2002 et la descente en Division 3 ne sont plus qu’un lointain souvenir pour un club à la recherche de son nouvel âge d’or. Car il faut le dire, ce club plus que centenaire (112 ans), a inscrit plusieurs fois ses lettre rouges et jaunes aux palmarès national et international. Vainqueur de quatre titres de champion de Belgique, le FC Malines est le dernier club à avoir remporté une compétition européenne. Sa victoire en supercoupe d’Europe face à l’Ajax avec un but de Piet den Boer en 1988, est restée dans les mémoires.

Une grande place accordée au supporter

La création d’une enceinte ne constitue qu’une première étape, destinée ensuite à amener plus de spectateurs, plus de sponsors, plus d’argent, et de meilleurs joueurs.

Une chose est frappante à Malines. L’importance accordée au supporter. Les « Kakkers » ont ouvert leur conseil d’administration, de manière à pouvoir transmettre toutes les informations et chiffres, avec le plus de transparence possible. Et visiblement, la politique du club fonctionne. Le grand rival catholique du RC Malines socialiste est aujourd’hui le seul représentant en division 1 des « Maneblussers » (les « éteigneurs de lune »), surnom donné aux habitants de Malines depuis le XVIIe siècle (et au club rival du Racing), lorsqu’ils avaient tenté d’éteindre un éclair de lune sur la cathédrale qu’ils avaient pris pour un incendie. En attendant, le FC Malines, qui a des vues sur le top 6 dès la saison 2017-18, s’est fixé des ambitions très sérieuses à moyen terme. De quoi mettre le feu dans le haut de cette division 1A… gageons que ce ne soit pas un feu de lune.






Marc Faes



Nommé directeur général en octobre 2015, Marc Faes gère depuis, le FC Malines en bon père de famille, au propre comme au figuré. Car ce père a transmis la fibre malinoise à ses deux filles qui, déguisées en ours lors des matches à domicile, sont devenues les mascottes de « l’Achter de Kaserne » et les gérantes de la fan-shop du club.

Un stade qui changera tout

Ce diplômé en ingénierie chimique de la haute école Thomas Moore de Malines aura connu deux vies dans le football. Une comme joueur dans les équipes des Sang et Or des années 1980 ; l’autre en tant que dirigeant malinois dès 2002 en 3e division. Entre temps, il travailla chez Total-Fina-Elf en tant qu’inspecteur de produit.

Aujourd’hui, il s’occupe à 100% du FC et se concentre sur le projet de stade qui selon lui, « pourrait tout changer ». « Beaucoup de clubs doivent comprendre que la qualité du stade est une base importante pour l’équilibre d’un club. J’espère que pour nous, c’était le plus facile et que tout s’enchaînera bien dans l’évolution des choses. »

Une académie difficile à gérer

Beaucoup de clubs doivent comprendre que la qualité du stade est une base importante pour l’équilibre d’un club.

Beaucoup de clubs belges appuient leur business plan sur la formation des jeunes, c’est le cas également de Malines. Mais celui-ci rencontre des difficultés propres à sa situation géographique. « Le Standard, La Gantoise et Anderlecht viennent souvent chercher nos joueurs très jeunes et leur proposent des sommes sur lesquelles nous ne pouvons pas nous aligner, peste Marc Faes. Ce que nous défendons, c’est le fait que les joueurs ont plus de chance d’obtenir leur place ici que là-bas. Mais en football, même chez les jeunes, c’est souvent une question d’argent. Et puis, même chez les parents… »

Il y a 13 ans (interview publiée le 31/01/2016), Marc Faes a déposé pour la deuxième fois ses valises au FC Malines. Et au vu de l’implication jusqu’à familiale qu’il a transmis au club, il semble bien décidé à les laisser encore pour un petit bout de temps.




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2016