FC Bruges

Dernière montée en Division 1: 1959

Résultats 2015-16: Playoffs 1

Pronostics saison 2016-17: 2/16

 Les Blauw en Zwart restent bien conservés

(Article paru dans La Libre le 23 janvier 2016)



Le Club de Bruges n’a pas été créé il y a autant d’années que sa ville médiévale. Mais il possède tout de même, via son matricule numéro 3, le statut de club belge le plus vieux de cette Pro League.

Un palmarès étoffé

Depuis 1891, il s’en est passé des choses pour le Club : 13 titres de champions de Belgique, 11 coupes et une finale de « Ligue des Champions » en 1978 -qui reste la seule finale d’une C1 jamais jouée par une équipe belge. Le palmarès du bien-nommé Club de Bruges -depuis 1972- est étoffé. Personne en Belgique ne fait mieux, en dehors d’Anderlecht.

« Le palmarès du bien-nommé Club de Bruges -depuis 1972- est étoffé. Personne en Belgique ne fait mieux, en dehors d’Anderlecht. »

Aujourd’hui, il est considéré comme l’un des ogres du football belge. Il est respecté par ses adversaires pour son histoire et sa culture populaire. Sa devise, « no sweat, no glory » (NDLR : « pas de transpiration, pas de gloire ») est révélatrice d’une mentalité de travailleur qui accorde autant d’importance à la manière qu’aux résultats.

Et que dire de son Jan-Breydel Stadium, l’un des plus grands stades de notre pays, qui a vu naître son extension finale en 1998. Ce terrain d’une capacité de 29 000 places accueille en moyenne plus de 25 000 personnes à chaque rencontre.

Un stade, deux clubs

Mais ce lieu dédié à ce grand personnage brugeois du XIVe siècle statufié sur la Grote Markt, a une particularité assez singulière en Belgique : il est partagé entre deux clubs. En bleu, le Club de Bruges à l’accent populaire ; en vert, le Cercle de Bruges aux valeurs catholiques et bourgeoises. Ainsi donc, les drapeaux des deux entités flottent dans le stade. Et ce, depuis 1975.

Notons enfin ce chiffre de 36 millions d’euros

Mais cette cohabitation devrait se terminer en 2019. Le Club partira s’installer un peu plus loin dans une enceinte pouvant accueillir 40 000 personnes. Le Cercle, lui, restera sans doute au même endroit mais ambitionne de réduire la capacité du stade…jouer dans un Jan-Breydel à moitié vide ne semble effectivement pas très motivant.

Notons enfin ce chiffre de 36 millions d’euros. Il représente le troisième budget de division 1, derrière La Gantoise et Anderlecht. Un budget qui dépend, logiquement au vu de sa popularité du Club, d’une politique économique basée sur le B to B et le merchandising, ainsi que sur une vente de tickets conséquente. Le Club fêtera ses 125 ans d’existence cette année…et n’a toujours pas une ride.






Vincent Mannaert



L’histoire d’amour avec le Club de Bruges a commencé pour Vincent Mannaert voici cinq ans. « À l’époque, je travaillais comme directeur général de Zulte Waregem. Un jour, le président Verhaeghe m’a appelé, et j’ai accepté le défi. »

Un chapitre de plus allait débuter pour l’homme qui a débuté dans le football chez les jeunes d’Anderlecht, avant d’évoluer pour l’Alost des Ceulemans, De Bilde et autre Vanderhaeghe. Mais, rien à faire, son objectif à l’époque se trouvait plus dans les cahiers de ses études que dans les crampons de ses chaussures. Et il laissa le football de côté, le temps de réussir sa licence en droit à la VUB. Ce n’est que bien plus tard, en 2006, après être passé par la KBC et Hudson, que Vincent Mannaert reviendra dans le monde du ballon rond. Il passera cinq années à Waregem à tenter d’éduquer le club à la division 1.  « Quand je vois maintenant où Zulte Waregem se trouve, je me dis qu’ils ont continué à faire du bon travail après que je sois parti. »

"On a assisté à l’arrivée de plusieurs hommes d’affaire qui mettent du cœur à l’ouvrage, puisqu’ils agissent avant tout comme les premiers supporters de leurs couleurs."

Aujourd’hui, ce papa de trois enfants doit jongler avec sa famille et un club au sein duquel il joue un rôle central avec le président. Mais il aime la tournure que prend le football belge. « On a assisté à l’arrivée de plusieurs hommes d’affaire qui mettent du cœur à l’ouvrage, puisqu’ils agissent avant tout comme les premiers supporters de leurs couleurs. C’est le cas à Bruges et c’est un atout. » Dit-il avant de rajouter. « L’an dernier, nous avons fêté nos dix ans sans titre de champion (interview publiée 23/01/16). Et vous savez quoi ? Nous avons enregistré le plus grands nombres d’abonnés cette année-là. » Fidélité quand tu nous tiens... Et avec la création du stade, cela ne risque pas de s’arrêter en si bon chemin.




LaLibre.be

2016