KSC Lokeren

Dernière montée en Division 1: 1996

Résultats 2015-16: Playoffs 2

Pronostics saison 2016-17: 12/16

Laurentius veille encore sur ces Waeslandiens

(Article paru dans La Libre le 19 mars 2016)



Les stades prennent souvent le nom d'une personnalité marquante du club ou d'un endroit qui l'héberge. A Lokeren, c'est la deuxième option qui a été privilégiée, pour appeler la grande arène de 12000 places, située à quelques kilomètres du centre de la ville de Flandre orientale.

L'histoire d'un logo

On ne peut parler de l'histoire du Sporting, sans évoquer son logo si particulier. Créé en 1970 pour symboliser la fusion entre le Standaard Lokeren et le Racing, ce dessin conceptualisé par Marcel Van Raemdonck et Fiel Laureys signifie beaucoup pour le club waeslandien. Ce panier dans lequel la balle est jetée fait référence à Laurentius, le patron de la ville ; ces lauriers représentent la victoire ; ces couleurs, le blanc, le noir et le jaune, sont bien entendus celles du matricule 282.

L'histoire d'un président

On ne peut parler de l'histoire du Sporting, sans évoquer son logo si particulier

A la tête du club depuis maintenant 21 ans, Roger Lambrecht a permis au Sporting de prester au plus haut niveau depuis 1996, après avoir réussi à le faire remonter de division 2 en 1. Depuis, Lokeren, qui avait déjà un fort succès dans les années 70 et 80, a pu goûter à nouveau aux plaisirs de victoire avec ses deux coupes de Belgique en 2012 et 2014 et ses campagnes européennes qui en découlèrent. La dernière en date se déroula pendant la saison 2014-15, le club avait alors atteint les poules de l'Europa League. Cette fameuse Europe, elle aura également bien réussi au club au niveau des transferts : Larsen, Köller, Gudjohnsen, Kristinsson furent notamment les grands noms passés par le Daknam.






Roger Lambrecht



Voilà 21 ans (article paru le 19 mars 2016), ce Lokerenois pure souche a adopté un club de football. A l'aube de ses 85 ans, il est toujours le protecteur de ce qui est devenu son enfant. « Je pense que j'ai l'âge pour arrêter, c'est le bon moment pour passer la main aux jeunes », avoue-t-il. Seulement, pas facile de laisser partir sa progéniture, « on prépare la succession, mais pour cela il faut trouver une personne qui a les moyens, qui connaisse le foot et surtout, qui a du temps pour s'investir... »

Petit retour en arrière. Roger Lambrecht est passionné de football depuis sa prime enfance, et pratiqua longtemps ce sport comme joueur : « j'ai évolué au Standaard Lokeren en Provinciale 1 comme joueur-entraîneur ; ensuite je suis parti pour mon service militaire et j'ai continué à jouer à la Jeunesse arlonaise, ce qui m'a mené à devenir officier sportif à l'école d'infanterie... »

On ne peut parler de l'histoire du Sporting, sans évoquer son logo si particulier

La trentaine passée, il arrête sa carrière de joueur et l'armée pour se focaliser sur d'autres objectifs. Ainsi, il débute en tant que professionnel dans les pneumatiques de voitures : « j'ai travaillé pour Michelin pendant sept ans. A ce moment-là, je suis resté supporter de Lokeren, mais je ne m'occupais plus de foot. » Il a continué ensuite à son propre compte, ce qui lui permis de bien réussir financièrement sa vie. Et à 63 ans, il décide de revenir dans le monde du ballon rond. « Le Sporting venait de descendre et on me demanda de le reprendre, ce que je finis par accepter. »

Aujourd'hui, Roger Lambrecht, qui habite à trois kilomètres de son Daknam sait quel est le prix d'une bonne santé financière. « Ces dernières années, ça n'a pas toujours été facile. Nous devons remplir les caisses par tous les moyens. Et le dernier existant, c'est la politique de transferts. Alors, ce que nous essayons de faire et qui a marché plusieurs fois, c'est de trouver la perle rare, et la revendre à prix d'or. C'est notamment grâce à cela que nous avons réussi à subsister jusqu'à présent. »

Nous devons remplir les caisses par tous les moyens. Et le dernier existant, c'est la politique de transferts.

Fin gestionnaire, un jour, Roger Lambrecht finira par passer la main. Ce jour-là, son successeur devra pouvoir prendre le train en marche.




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2016