KRC Genk

Dernière montée en Division 1: 1996

Résultats 2015-16: Playoffs 1

Pronostics saison 2016-17: 6/16

Le haut symbole limbourgeois

(Article paru dans La Libre le 28 novembre 2015)



Au dehors du centre-ville de Genk, les quartiers résidentiels ont laissé place à une plaine qui permet d'entrevoir la Cristal Arena. Au loin, un terril, très représentatif du passé minier de la région, se dresse fièrement. Le contraste est saisissant : un stade moderne, installé dans ce décor charbonnier. Le colosse bleu et blanc construit il y a dix ans, est l'un des plus grands de Belgique. Il peut accueillir jusqu'à 25.000 personnes.

Au top du subtop

Comme beaucoup de clubs de Division 1, le Racing Genk émane d'une fusion. En 1988, le FC Waterschei se rapproche du FC Winterslag pour ne plus former qu'une seule et même entité. Les matches se jouent dans le vieux stade du Waterschei, rénové en 1990, agrandi en 1999 et enfin rebaptisé « Cristal Arena » en 2007 ; nom tiré de la bière « Cristal » qui a acheté le droit de changer le nom de l'ancien Fenixstadion. Un palier a été passé à la fin des années '90 et le début des années 2000. Le club a notamment remporté trois titres nationaux (1999, 2002 et 2011), ainsi que quatre coupes de Belgique (1998, 2000, 2009 et 2013).

Le Racing Genk a toujours voulu rester humble. Il se présente comme l'un des clubs du subtop belge ; ni plus, ni moins.

Souvent considéré comme l'un des ténors de notre championnat, le Racing Genk a toujours voulu rester humble. Il se présente comme l'un des clubs du subtop belge ; ni plus, ni moins. « C'est vrai que tu as toujours l'ambition de vouloir faire mieux, reconnait Dimitri de Condé, directeur technique du KRC. Mais nous ne serons jamais un topclub à cause de notre situation géographique. Alors, notre objectif, c'est la stabilité sur le long terme. Sans se mettre chaque année la pression d'un titre. Nous jouons avec nos moyens tout en tentant de soigner nos résultats. »

Une philosophie au service d'une stabilité

A l'image de sa région, la philosophie de Genk se résume par deux aspects : le travail et la jeunesse. Ici, pas question de privilégier l'équipe A aux dépens de l'académie (composée de 220 jeunes) ; ici, plus question de dépenser de l'argent pour des joueurs qui n'incarneraient pas les valeurs du club. « Après le dernier titre, notre public a constaté que nous avions changé de philosophie, en privilégiant les grosses dépenses vers des joueurs extérieurs. Mais nous avons retrouvé notre mentalité limbourgeoise qui nous avait déjà permis de réussir plusieurs exploits par le passé. Cette mentalité, se résume comme ceci : beaucoup de travail, mais en gardant les pieds sur terre. »






Dimitri de Condé



Dimitri de Condé est sans conteste l'une des figures emblématiques du football belge, dans lequel il a un peu tout connu : les grands, les petits, les titres et les faillites. Mais le joueur originaire de Hasselt est toujours resté en Belgique, et a toujours gardé au fond de lui ses racines limbourgeoises. « J'ai joué sept saisons en Wallonie ; évolué jusqu'à 31 ans en D1 ; vécu deux faillites avec Lommel et Alost ; et terminé ma carrière à 35 ans, en D2 et D3, résume le directeur technique, en poste depuis mars dernier. Aujourd'hui je veux m'inscrire dans la durée avec Genk, pour lequel j'ai déjà eu l'occasion de voyager. D'entraîneur des U17 à T3, en passant par les U19 et maintenant le poste de directeur technique...J'ai fait le tour. J'ai donc désormais assez de recul que pour installer une cohésion entre toutes ces branches. »

En collaboration avec Koen Daerden, qui a pris sous son aile la direction des jeunes du Racing, Dimitri de Condé tentera de faire monter les espoirs en A ; de manière à garantir un équilibre juste entre le cru du club et les extérieurs qui viennent améliorer le noyau. « Le vestiaire doit être un exemple pour l'académie. Nous nous devons donc de vérifier que les joueurs, formés et non-formés à Genk, représentent bien la philosophie du club. »

"Le vestiaire doit être un exemple pour l'académie. Nous nous devons donc de vérifier que les joueurs, formés et non-formés à Genk, représentent bien la philosophie du club."

L'an dernier (saison 2014-15), Genk ne s'est pas qualifié pour les playoffs. Un véritable échec que le club veut faire oublier cette année (interview publiée le 28/11/15). « Notre objectif n'est pas d'être champion, mais nous voulons être aux playoffs cette saison, soutient de Condé, tout en ajoutant. Par rapport à l'an dernier, nous avons effectué un grand nettoyage. Nous avons connu un creux de quatre défaites avant de battre l'OHL lors de la dernière journée. Je suis sûr que le travail va finir par payer. »




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2016