La Gantoise

Dernière montée en Division 1: 1989

Résultats 2015-16: Playoffs 1

Pronostics saison 2016-17: 3/16

A l'ombre des Buffalos

(Article paru dans La Libre le 2 avril 2016)



L'accès au terrain est aisé en voiture, puisqu'il se trouve en bordure d'autoroute ; en transports en commun, il l'est un peu moins...quoi qu'à une petite demi-heure de la gare Saint-Pierre de Gand. Et la voilà, parsemée de vitres teintées de bleu : la Ghelamco Arena, l'un des antres les plus impressionnantes de Belgique.

Un outil de champion

Le contenu est à l'image du contenant. Le luxe et le confort sont de mise dans ce stade de 20000 places, ce qui en fait sa spécificité et son succès connu et reconnu à travers toute la Belgique. Il est l'outil qui a permis au club d'obtenir son premier titre de champion de Belgique en 2015 ; même si le club ne souhaite pas en rester là, lui qui a connu bien des péripéties avant d'en arriver là. L'histoire de La Gantoise qui aura déjà vécu 98 saisons dans les divisions nationales, nous fait remonter jusqu'à l'an 1900 et la création du matricule 7. Le nom Buffalo est donné, suite à une visite du Buffalo Bill et de son cirque Wild West dans la ville flandrienne. Mais pour remonter à la partie la plus contemporaine de l'histoire de l'équipe de Gand, il faut s'arrêter en 1988-89, saison qui coïncide avec le retour du KAA Gent en division 1 et la séparation du football de la coopérative La Gantoise qui contenait des équipes de plusieurs sports. Le football prend alors définitivement possession de l'Ottenstadion, stade situé à Gentbrugge, avec un coût sévère.

Le nom Buffalo est donné, suite à une visite du Buffalo Bill et de son cirque Wild West dans la ville flandrienne.

Une idée de précurseurs

Après avoir réussi à éliminer ses dettes dans un premier temps, grâce entre autre à la vente de joueurs tels que Boussoufa, Ruiz ou Lombaerts, le club parvient à un retour à l'équilibre en 2012. Mais le projet Ghelamco arena est lancé définitivement en 2011, ce qui emmène le KAA Gent vers une autre dimension.

Le matricule a investi 2,5 millions d'euros dans ce projet qui a coûté en tout la bagatelle de 100 millions d'euros. Sur cette somme, 43 seulement sont dédiés aux activité du football ; le reste a été réparti en vue d'activités commerciales qui ne concernent pas le club (salle de fitness et autres enseignes).

Aujourd'hui, le stade appartient à la société CBVA qui joue le rôle de coupole entre les différents actionnaires. La ville a avancé 24,8 millions d'euros, que le KAA Gent payera sur 50 ans, sous une forme de location.

Mais qu'importe, avec 18000 abonnés, le stade est presque toujours rempli. Le club gantois a compris avant tout le monde que confort et football constituaient le savant mélange de tribunes assiégées.






Michel Louwagie



C'est le sport avec un grand « s » qui propulsa le Brugeois vers le monde du football. Car initialement, Michel Louwagie est plus aquatique que terrestre, lui qui fut champion de Belgique du 100 mètres dos en 1974, et qui détient d'ailleurs toujours le record national sur 200 mètres, dans la même discipline.

Mais aujourd'hui, ce diplômé d'éducation physique et ancien assistant à l'Université de Gent, est plus connu pour son rôle de manager général du KAA Gent, que pour celui de président de la fédération belge de natation. « Maintenant, tout le monde pense que je suis spécialiste du foot, alors que si je suis dans ce sport, c'est d'abord grâce à la natation », ironise-t-il.

"Maintenant, tout le monde pense que je suis spécialiste du foot, alors que si je suis dans ce sport, c'est d'abord grâce à la natation "

Ce tournant qui l'amena à connaître le club buffalo, il le connut en 1990. « Je ne me voyais pas finir ma vie comme assistant à l'université. Par l'intermédiaire d'un ami, j'ai appris qu'Ivan de Witte, fraîchement nommé président de La Gantoise cherchait un manager pour le seconder. J'ai passé les tests que j'ai réussi et j'ai obtenu le poste. »

Mais avant de pouvoir voir plus loin, le club devait d'abord payer ses arriérés dû à l'acquisition du stade Otten. « En tout, il y en avait pour 23 millions d'euros. » Mais tout en remboursant cette dette, le club a voulu axer sa politique sur du long terme et a pris le contre-pied d'investir dans une situation économique difficile, tout en acceptant de jouer les seconds rôles sur le plan sportif. « Nous vendions nos meilleurs joueurs pour rembourser l'emprunt. Mais c'est là que le président De Witte a eu son idée de génie. Avec l'aide du bourgmestre Daniël Termont, il a ambitionné la création d'un nouveau stade. Ils ont cru en leur projet malgré l'endettement, et c'est là qu'on peut dire qu'ils ont été de véritables précurseurs. » Michel Louwagie fait ce métier depuis 26 ans A 60 ans, les années passent et il sait qu'il devra bientôt passer le flambeau. « Je me suis encore donné cinq ans, si ma santé me le permet. C'est un métier très lourd à exercer. »

En bord de Lys, le rouge et le blanc du KVK s'entremêlent pour former le Stade des Eperons d'or. L'antre, du nom de la bataille qui s'est tenue en 1302 et qui mena à une victoire flamande, est crainte par beaucoup. Sa proximité des supporters avec les contours du terrain, un peu à l'anglaise, donne un avantage important à l'équipe visitée.




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