Dans la périphérie d'Accra, un magasin d'électronique vend des appareils reconditionnés, comme ce smartphone d'une marque bien connue, commercialisé en 2012. « Il ne peut plus être utilisé que pour appeler ou envoyer des messages, parce que les mises à jour logicielles ne sont plus supportées par le système », explique Kilian Kaminski, cofondateur de refurbed, plateforme européenne en ligne qui vend des appareils reconditionnés.
Notre objectif est d'étendre la durée de vie des produits, parce qu'aujourd'hui les gens changent d'appareil non pas à cause de problèmes matériels, mais plutôt au vu de l'obsolescence programmée.
Sur la devanture de l'échoppe, se trouve un conteneur vert. À l'intérieur, divers articles : une imprimante, des ordinateurs, un selfie stick, un tracker GPS… Ce conteneur constitue l'un des vingt points de collecte pour l'instant déployés sur le territoire du Ghana dans le cadre d'un projet pilote. Les citoyens peuvent y déposer le matériel endommagé ou dysfonctionnel, en échange d'une somme d'argent équivalente à celle qu'ils auraient gagné en revendant les pièces détachées dans le secteur informel.
Réparation de télévisions
À quelques kilomètres de là, les drapeaux du Ghana, de l'Allemagne et de l'Union européenne flottent au vent… au-dessus d'un monticule d'appareils électroniques défectueux. S'y retrouvent un ordinateur en provenance de l'Idaho datant de 2011 et un téléphone fixe sorti d'une usine chinoise de Shenzhen en 2016. Voilà à quoi ressemble l'entrée de l'entreprise Electro Recycling Ghana (ERG). Née d'un partenariat public-privé, elle a permis de recycler 10 000 appareils, et de former 1 000 personnes à les manipuler sans danger.