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Manguier, Mangifera indica

Graine à faire pousser · Moyen

Manguier

Mangifera indica

Lumière vive Eau modérée Entretien moyen

Le gros noyau plat au cœur de la mangue cache une graine bien vivante. Fendez son enveloppe, plantez-la, et vous verrez surgir de longues feuilles tendres, cuivrées avant de verdir. Un arbre tropical né d'un dessert.

Le manguier a l'élégance nonchalante des arbres tropicaux. Ses feuilles, longues et effilées, pendent d'abord souples et cuivrées, presque rouges, avant de se raidir et de prendre un vert profond. Cette flambée de couleur à chaque nouvelle pousse est l'un des spectacles les plus surprenants qu'une plante d'intérieur puisse offrir.

Faire pousser un manguier de noyau ne coûte rien et réussit presque toujours, pour peu qu'on lui donne de la chaleur. Il ne fructifiera pas sur un rebord de fenêtre, mais il deviendra un beau feuillage exotique, et l'on garde la satisfaction rare d'avoir fait naître un arbre d'un simple noyau de dessert.

« Chaque nouvelle pousse s'ouvre dans un rouge cuivré, comme si l'arbre reprenait feu à chaque saison. »

01Lumière, eau, entretien

Le manguier veut de la chaleur et beaucoup de lumière, idéalement le plein soleil derrière une vitre. On garde le terreau frais sans le détremper, en laissant sécher la surface entre deux arrosages, et l'on maintient une atmosphère un peu humide. Sensible au froid, il ne supporte pas les températures basses : gardez-le à l'intérieur toute l'année sous nos climats.

Sans danger pour les animaux

La chair de la mangue est sans danger pour les animaux, mais la sève, la peau et le noyau contiennent de l'urushiol, la substance irritante du sumac vénéneux. Manipulez le noyau avec précaution si votre peau y est sensible.

Pas d'effet dépolluant prouvé

Le manguier ne figure pas dans l'étude Clean Air de la NASA et n'a pas d'effet dépolluant établi. C'est une plante de curiosité, pour son feuillage spectaculaire.

Sources : repères horticoles généraux (RHS, Missouri Botanical Garden, POWO-Kew), à ajuster selon l'exposition et la saison. Toxicité d'après l'ASPCA ; effet dépolluant d'après l'étude Clean Air de la NASA (1989), dont la portée réelle en intérieur fait débat. Multiplication inspirée de « Faites pousser vos boutures ! », Céline.

Origines

Enfant des forêts de l'Inde

Le manguier est originaire du sous-continent indien et de l'Asie du Sud-Est, où on le cultive depuis plus de quatre mille ans. Arbre parfois sacré dans les traditions locales, il y atteint des dimensions considérables et produit ses fruits sous un climat chaud et humide.

Sous nos latitudes, il restera un feuillage d'intérieur : espérer des mangues demanderait une serre et beaucoup de patience. Mais ses jeunes feuilles, souvent teintées de rouge cuivré avant de virer au vert, valent à elles seules le geste de planter le noyau.

FamilleAnacardiaceae
OrigineInde, Asie du Sud-Est
Coordonnées22°N · 88°E
MilieuForêts tropicales humides

Semis · zéro déchet

Faire germer un noyau de mangue, pas à pas

Le noyau de mangue germe vite si l'on prend soin d'ouvrir son enveloppe ligneuse pour en libérer la graine. Il lui faut surtout de la chaleur.

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Étape 1

Nettoyer le noyau

Débarrassez le noyau de toute chair, rincez-le et laissez-le sécher un jour ou deux avant de l'ouvrir.

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Étape 2

Ouvrir l'enveloppe

Avec précaution, fendez l'enveloppe ligneuse sur la tranche pour extraire la graine en forme de haricot, sans l'abîmer.

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Étape 3

Faire tremper

Laissez tremper la graine une nuit dans l'eau tiède, ou enveloppez-la dans un essuie-tout humide quelques jours, au chaud.

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Étape 4

Planter au chaud

Installez la graine à plat, à demi enfouie dans un terreau humide, côté bombé vers le haut, au chaud et à la lumière.

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Étape 5

Patienter

La germination demande deux à trois semaines. Gardez le terreau humide et chaud : la première pousse est souvent d'un beau rouge.

Problèmes courants

Quand le manguier va mal

Les trois ennuis que l'on rencontre le plus souvent, ce qui les trahit, et la manière la plus simple d'y remédier. On commence toujours par le geste mécanique avant d'envisager quoi que ce soit d'autre.

insecte

Cochenilles

Ce que vous voyezAmas cotonneux blancs à l'aisselle des feuilles, ou petits boucliers bruns collés le long des nervures. Feuillage poisseux et croissance qui ralentit.

Ce qu'il faut faireRetirez-les une à une au coton imbibé d'alcool à soixante-dix degrés, puis repassez chaque semaine, car les jeunes échappent au premier passage. Isolez la plante atteinte : la cochenille voyage vite d'un pot à l'autre.

maladie

Oïdium

Ce que vous voyezFeutrage blanc farineux sur le dessus des feuilles, comme un voile de poudre, puis dessèchement.

Ce qu'il faut faireAérez, espacez les plants, évitez de mouiller le feuillage le soir et supprimez les parties atteintes dès leur apparition. Les excès d'azote favorisent nettement la maladie.

insecte

Araignées rouges

Ce que vous voyezFines toiles à la jonction des feuilles et des tiges, limbe qui se pique de points clairs avant de grisailler. Elles prospèrent dans l'air sec et chaud du chauffage.

Ce qu'il faut faireAugmentez l'humidité ambiante et douchez le feuillage, revers compris, en répétant plusieurs fois. Elles détestent l'eau autant qu'elles apprécient l'air sec : c'est le premier levier.

Repères de diagnostic et de traitement d'après la Royal Horticultural Society et le Missouri Botanical Garden. En cas de doute sur un produit, privilégiez toujours la solution mécanique et l'observation régulière.

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Chaque fiche suit le même chemin : la plante, ses besoins, son histoire, et la bonne manière de la multiplier.

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