De petites étoiles bleu vif au bout de tiges velues, et un manège d'abeilles qui ne s'arrête jamais. La bourrache a la particularité rare de reconstituer son nectar en quelques minutes, ce qui en fait une source presque inépuisable.
Ses fleurs en étoile, d'un bleu franc qui vire au rose en fanant, s'ouvrent en continu de mai jusqu'aux gelées. Chaque fleur se recharge en nectar très vite après le passage d'un butineur, si bien que les abeilles y reviennent en boucle plutôt que d'aller voir ailleurs.
C'est une annuelle qui se ressème toute seule, généreusement, parfois trop. On la laisse faire ou on arrache les surplus au printemps. Ses feuilles et ses fleurs sont comestibles avec un goût d'huître et de concombre, mais la plante contient des alcaloïdes qui déconseillent une consommation régulière.
« Chaque fleur se recharge en nectar en quelques minutes : les abeilles y reviennent sans jamais s'éloigner. »
01Lumière, eau, entretien
Plein soleil ou mi-ombre légère, dans un sol ordinaire même pauvre, simplement pas détrempé. On sème directement en place au printemps, et la plante fait le reste. Rabattez les tiges qui s'affaissent en cours d'été pour relancer une deuxième floraison, et laissez quelques pieds monter en graines si vous voulez la revoir l'an prochain.
Sans danger pour les animaux
La bourrache n'est pas listée comme toxique pour les animaux par l'ASPCA. Pour les humains, ses alcaloïdes pyrrolizidiniques déconseillent en revanche une consommation régulière ou importante.
Pas d'effet dépolluant prouvé
Elle ne relève pas de l'étude Clean Air de la NASA. On la cultive pour les pollinisateurs et pour ses fleurs comestibles décoratives.
Sources : repères horticoles généraux (RHS, Missouri Botanical Garden, POWO-Kew), à ajuster selon l'exposition et la saison. Toxicité d'après l'ASPCA ; effet dépolluant d'après l'étude Clean Air de la NASA (1989), dont la portée réelle en intérieur fait débat. Multiplication inspirée de « Faites pousser vos boutures ! », Céline.
