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Bananier, Musa acuminata

Fiche 16 · Moyen

Bananier

Musa acuminata

Lumière vive Beaucoup d'eau Entretien moyen

Ses grandes feuilles souples, d'un vert tendre, apportent d'un coup toute la démesure des tropiques dans un salon. Le bananier d'intérieur pousse vite, boit beaucoup, et transforme un coin lumineux en petite jungle.

Ce qu'on prend pour un tronc n'en est pas un : c'est un faux-tronc, formé par les gaines enroulées des feuilles, d'où le nom de pseudo-tronc. De son cœur se déroulent sans cesse de nouvelles feuilles, larges et brillantes, qui se fendent avec l'âge sous l'effet de l'air et des manipulations. En quelques mois, un petit plant devient une présence spectaculaire.

Une précision utile : le bananier d'appartement ne donnera pas de bananes. Les variétés fruitières demandent la chaleur, la lumière et l'espace d'une serre tropicale. Chez nous, c'est un feuillage d'exception qu'on cultive, pour sa vigueur et son allure de jungle plus que pour ses fruits.

« Une feuille se déroule, immense, et c'est tout un morceau de tropiques qui s'installe dans la pièce. »

01Lumière, eau, entretien

Le bananier veut le plus de lumière possible, quitte à un peu de soleil direct doux, et une chaleur constante. Il boit énormément en pleine croissance : gardez le terreau frais et l'air humide, sous peine de voir ses bords brunir et sécher. Un grand pot, un terreau riche et des apports d'engrais réguliers en belle saison le rendront exubérant.

Sans danger pour les animaux

Bonne nouvelle : le bananier est classé non toxique pour les chats et les chiens par l'ASPCA. Un feuillage spectaculaire sans risque pour les animaux.

Pas d'effet dépolluant prouvé

Le bananier ne figurait pas dans l'étude Clean Air de la NASA et n'a pas d'effet dépolluant établi. On le cultive pour sa présence végétale, pas pour l'air.

Sources : repères horticoles généraux (RHS, Missouri Botanical Garden, POWO-Kew), à ajuster selon l'exposition et la saison. Toxicité d'après l'ASPCA ; effet dépolluant d'après l'étude Clean Air de la NASA (1989), dont la portée réelle en intérieur fait débat. Multiplication inspirée de « Faites pousser vos boutures ! », Céline.

Origines

Fils des tropiques d'Asie du Sud-Est

Le bananier cultivé descend d'espèces sauvages d'Asie du Sud-Est, autour de la Malaisie, de l'Indonésie et de la Nouvelle-Guinée. C'est là, il y a des millénaires, qu'ont été sélectionnées les premières bananes comestibles, presque sans graines.

Car la banane que nous mangeons est stérile : elle ne se reproduit plus par graine, mais par rejets, ces jeunes pousses qui surgissent au pied de la plante mère. C'est ce même mode de multiplication qui sert à propager les bananiers d'intérieur.

FamilleMusaceae
OrigineAsie du Sud-Est
Coordonnées3°N · 101°E
MilieuForêts tropicales humides

Rejets · division du pied

Multiplier son bananier, pas à pas

Le bananier ne se sème pas, ses variétés cultivées étant sans graines : on le multiplie par ses rejets, les jeunes pousses qui apparaissent à sa base.

1

Étape 1

Repérer un rejet

Attendez qu'un rejet vigoureux, à la base de la plante mère, forme ses propres feuilles et atteigne une vingtaine de centimètres.

2

Étape 2

Dégager la base

Écartez le terreau pour suivre le rejet jusqu'à son point d'attache et repérer ses racines propres.

3

Étape 3

Séparer avec racines

Détachez le rejet d'un coup de lame propre et nette, en conservant un maximum de racines.

4

Étape 4

Rempoter

Installez le rejet dans un pot de terreau riche et drainant, à la même profondeur qu'avant.

5

Étape 5

Choyer la reprise

Gardez au chaud, à la lumière vive et en atmosphère humide le temps que le jeune plant reparte.

Problèmes courants

Quand le bananier va mal

Les trois ennuis que l'on rencontre le plus souvent, ce qui les trahit, et la manière la plus simple d'y remédier. On commence toujours par le geste mécanique avant d'envisager quoi que ce soit d'autre.

insecte

Araignées rouges

Ce que vous voyezFines toiles à la jonction des feuilles et des tiges, limbe qui se pique de points clairs avant de grisailler. Elles prospèrent dans l'air sec et chaud du chauffage.

Ce qu'il faut faireAugmentez l'humidité ambiante et douchez le feuillage, revers compris, en répétant plusieurs fois. Elles détestent l'eau autant qu'elles apprécient l'air sec : c'est le premier levier.

physiologique

Pointes brunes et sèches

Ce que vous voyezExtrémités des feuilles desséchées et brunes, parfois bordées d'un liseré jaune, sans insecte visible.

Ce qu'il faut faireTrois causes se cumulent souvent : air trop sec, eau trop calcaire, arrosage irrégulier. Brumisez ou groupez les plantes, passez à une eau de pluie ou déminéralisée. Coupez les pointes en suivant la forme de la feuille.

insecte

Cochenilles

Ce que vous voyezAmas cotonneux blancs à l'aisselle des feuilles, ou petits boucliers bruns collés le long des nervures. Feuillage poisseux et croissance qui ralentit.

Ce qu'il faut faireRetirez-les une à une au coton imbibé d'alcool à soixante-dix degrés, puis repassez chaque semaine, car les jeunes échappent au premier passage. Isolez la plante atteinte : la cochenille voyage vite d'un pot à l'autre.

Repères de diagnostic et de traitement d'après la Royal Horticultural Society et le Missouri Botanical Garden. En cas de doute sur un produit, privilégiez toujours la solution mécanique et l'observation régulière.

D'autres plantes vous attendent

Chaque fiche suit le même chemin : la plante, ses besoins, son histoire, et la bonne manière de la multiplier.

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