Pssst... les cartes sont cliquables
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C’est à la fin du Moyen Âge que la notion de « dette d’État » voit le jour, lorsque le financement des guerres est devenu une réalité. En Belgique, c’est au 19e siècle qu’elle voit véritablement le jour, pour prendre de l’ampleur dans les années 30, avant de se stabiliser de l’après-guerre jusqu’au début des années 70, entre 50 et 75% du PIB.
C’est à ce moment que les choses se sont gâtées… La fin des accords de Bretton-Woods - la mise en place d'un nouveau système financier international, tourné autour du dollar américain et non plus sur l'étalon or - et le choc pétrolier de 73 vont provoquer une dégradation des finances publiques, une explosion des taux d’intérêt et une hausse marquée de l’endettement public, qui va culminer en 1993 à près de 138 % du PIB (record du monde de l’époque...).
Ce n’est que sous l’ère Dehaene que la dette commence à refluer, ainsi que les charges d’intérêts. Mais on paie toujours aujourd’hui le choc des années 70...
Selon les projections de la BNB, le taux d’endettement public, à politique inchangée, ne devrait pas fortement varier, en restant aux alentours de 98-99% du PIB ces deux prochaines années.
En revanche, comme mentionné dans notre carte #4 "Cela coûte cher la dette ?", la charge d’intérêts diminuerait à 6,48 milliards d’euros d’ici à 2024.
Oui, mais...
« La Belgique pourrait faire face à un choc de taux, car notre dette publique est devenue plus soutenable », estime Jean Deboutte, directeur de l’Agence fédérale de la dette.
Il y a une dizaine d’années, lors de la crise financière, la Belgique avait dû lever environ 20 milliards d’euros sur les marchés pour sauver ses banques. Ce montant, ajouté aux 30 milliards d’euros en besoin de financements annuels habituels, semble constituer un seuil en dessous duquel la Belgique pourrait faire face. Au-dessus de ce seuil, la situation pourrait être contrôlée mais le dépassement de ce palier pourrait être plus risqué.