Tom Pennings, 40 ans,
co-fondateur et CEO

A l'entendre, attablé dans un Starbucks proche de la BelCham (Chambre de commerce belgo-américaine), c'est un peu par hasard que Tom Pennings a atterri dans la Silicon Valley en 1999. « J'étais dans le Missouri à l'époque où je faisais une année d'études en sciences informatiques. J'ai répondu à un appel à candidatures pour la société informatique Borland. On était 500 pour un poste à San Francisco ! ». Il fut pour Tom Pennings.


C'est en 2010 qu'il jettera les bases de la start-up Onsophic avec deux autres fondateurs. L'idée ? Les méthodes d'enseignement, inchangées depuis des décennies, ne fonctionnent plus ! Tom Pennings entamera le développement d'une plateforme d'apprentissage en ligne, en y intégrant notamment de l'intelligence artificielle (aujourd'hui omniprésente dans les projets « tech »). Mais ce n'est qu'en 2014, au départ de l'incubateur Corda d'Hasselt, que le projet Onsophic décollera véritablement. « Pour des raisons de coûts, c'est à Hasselt qu'on a bâti l'équipe des développeurs et qu'on a eu nos premiers clients. Actuellement, nous sommes trois à San Francisco. Car c'est ici avant tout que se trouve notre marché même si on a des clients en Europe». En mars dernier, par exemple, le groupe KBC a signé un contrat avec Onsophic pour mettre en œuvre un environnement d'apprentissage en ligne (e-learning) interactif avec un niveau analytique avancé, une personnalisation et un accompagnement automatisé.

« Actuellement, nous sommes trois à San Francisco. Car c'est ici avant tout que se trouve notre marché même si on a des clients en Europe.»

Alors que beaucoup de start-up européennes rallient la Silicon Valley pour lever des fonds, Onsophic ne l'a pas fait. Elle s'est développé sur ses propres moyens et, cerise sur le gâteau, elle a atteint le « break even » au début de cette année.

©LaLibre.be 2017 - Reportage Silicon Valley By LaLibre.be