De toutes les cultures du balcon, la tomate est la plus gratifiante. Un plant, un peu de soleil, et l'on récolte tout l'été des fruits qui n'ont rien à voir avec ceux du supermarché. Le goût du jardin, même sans jardin.
Rien n'égale une tomate cueillie mûre, encore tiède de soleil. La plante, elle, est une liane un peu désordonnée qu'il faut guider : un tuteur, quelques attaches, et l'on retire les gourmands, ces pousses qui partent à l'aisselle des feuilles et épuisent le pied sans donner de fruits.
Généreuse mais gourmande, la tomate veut du soleil, de la chaleur et des arrosages réguliers. Un manque d'eau brutal après une sécheresse fait éclater les fruits ou noircir leur base. Sur un balcon bien exposé, un seul plant en pot suffit à fournir la cuisine tout l'été.
« Une tomate cueillie mûre au soleil et croquée sur place : c'est là tout le luxe d'un potager de balcon. »
01Lumière, eau, entretien
La tomate exige le plein soleil, six à huit heures par jour, et de la chaleur. Arrosez régulièrement et sans à-coups, au pied et jamais sur le feuillage pour limiter les maladies. Tuteurez dès la plantation, retirez les gourmands chaque semaine, et n'attendez pas le froid : la production s'arrête dès que les nuits fraîchissent.
Toxique pour les animaux
Attention : le fruit mûr est comestible, mais les feuilles, les tiges et les fruits verts contiennent de la solanine, toxique pour les chats, les chiens et les chevaux. Le plant lui-même est donc à tenir hors de portée des animaux.
Pas d'effet dépolluant prouvé
La tomate ne relève pas de l'étude Clean Air de la NASA. On la cultive pour ses fruits, évidemment, pas pour l'air.
Sources : repères horticoles généraux (RHS, Missouri Botanical Garden, POWO-Kew), à ajuster selon l'exposition et la saison. Toxicité d'après l'ASPCA ; effet dépolluant d'après l'étude Clean Air de la NASA (1989), dont la portée réelle en intérieur fait débat. Multiplication inspirée de « Faites pousser vos boutures ! », Céline.
