Cousin discret du pothos, le philodendron grimpant coule le long des étagères avec la même aisance. Son feuillage en cœur, lisse et profond, en fait une valeur sûre pour qui débute sans vouloir se compliquer la vie.
Ses feuilles, d'un vert sombre et satiné, se déroulent souvent teintées de bronze avant de foncer. La plante file, s'accroche, retombe ou grimpe selon ce qu'on lui propose, et se densifie d'un simple pincement des extrémités. On la confond volontiers avec le pothos, dont elle partage l'allure et la facilité.
Sa docilité est presque déconcertante. Elle supporte la mi-ombre, tolère l'oubli, se bouture les yeux fermés. Pour beaucoup, c'est la première plante qui donne le sentiment d'avoir la main verte, tant elle rend au centuple le peu qu'on lui accorde.
« Il pousse comme il respire, sans jamais rien réclamer qu'un peu de lumière et un tuteur où s'accrocher. »
01Lumière, eau, entretien
Une lumière indirecte lui convient, et il accepte la mi-ombre ; le soleil direct jaunit son feuillage. On laisse sécher la surface du terreau entre deux arrosages, et il apprécie une bonne humidité ambiante. Pincez régulièrement les tiges pour l'étoffer, sa croissance est rapide dès qu'il est à son aise.
Toxique pour les animaux
Toutes les parties renferment des oxalates de calcium, irritants pour les chats et les chiens. Un classique des Araceae : à garder hors de portée.
Effet dépolluant
Le genre Philodendron figure dans l'étude Clean Air de la NASA. Comme pour les autres, l'effet mesuré en laboratoire se dilue beaucoup dans un vrai logement.
Sources : repères horticoles généraux (RHS, Missouri Botanical Garden, POWO-Kew), à ajuster selon l'exposition et la saison. Toxicité d'après l'ASPCA ; effet dépolluant d'après l'étude Clean Air de la NASA (1989), dont la portée réelle en intérieur fait débat. Multiplication inspirée de « Faites pousser vos boutures ! », Céline.
