On le cultive sans y penser, on le récolte sans cérémonie, et pourtant peu de légumes tiennent une telle place dans nos cuisines. L'oignon est aussi l'un des plus simples à réussir, même en jardinière.
Tout se joue sous terre, dans un bulbe qui n'est rien d'autre qu'un empilement de feuilles gonflées de réserves. Au-dessus, des tiges creuses et dressées d'un vert bleuté, qui se couchent d'elles-mêmes quand la récolte approche. Ce signal, le feuillage qui plie, vaut tous les calendriers.
Sa culture demande surtout de la lumière et un sol qui ne retient pas l'eau. Planté à partir de bulbilles plutôt que semé, il gagne des semaines et pardonne davantage. Une fois récolté, il lui faut sécher au sec et à l'ombre avant d'être conservé, sans quoi il pourrit en quelques semaines.
« Quand les tiges se couchent d'elles-mêmes, l'oignon annonce sa récolte : aucun calendrier ne dit mieux. »
01Lumière, eau, entretien
Plein soleil et sol léger, drainant, sans fumure fraîche qui ferait pourrir les bulbes. Plantez les bulbilles au printemps en enfonçant à peine, pointe vers le haut, tous les dix centimètres. Arrosez peu, désherbez souvent car l'oignon supporte mal la concurrence, et arrêtez tout arrosage dès que le feuillage jaunit.
Toxique pour les animaux
Attention, point important : tous les alliums, oignon compris, sont toxiques pour les chats et les chiens, cru comme cuit. Ils détruisent les globules rouges et provoquent une anémie qui peut être grave. Bulbes et épluchures doivent rester hors de portée.
Pas d'effet dépolluant prouvé
L'oignon ne relève pas de l'étude Clean Air de la NASA. C'est une culture potagère, sans prétention dépolluante.
Sources : repères horticoles généraux (RHS, Missouri Botanical Garden, POWO-Kew), à ajuster selon l'exposition et la saison. Toxicité d'après l'ASPCA ; effet dépolluant d'après l'étude Clean Air de la NASA (1989), dont la portée réelle en intérieur fait débat. Multiplication inspirée de « Faites pousser vos boutures ! », Céline.
