Tiges vertes dressées, parfois torsadées en spirale, poussant dans quelques centimètres d'eau : le lucky bambou est un classique des bureaux et des vitrines, réputé porter chance. Malgré son nom, ce n'est pas un bambou du tout.
Ses cannes vertes et segmentées, coiffées de petites houppes de feuilles, se cultivent le plus souvent dans un vase, sur un lit de billes ou de galets. Les spirales que l'on admire ne sont pas naturelles : les producteurs les obtiennent en faisant tourner la plante devant une source de lumière, patiemment.
Derrière l'appellation commerciale se cache un Dracaena d'Afrique centrale, cousin du dragonnier, sans aucun lien de parenté avec le bambou. Cultivé dans l'eau, il est d'une robustesse à toute épreuve, à condition de soigner la qualité de cette eau.
« On lui prête la chance, mais son vrai talent est ailleurs : survivre à peu près à tout, un simple verre d'eau suffisant à son bonheur. »
01Lumière, eau, entretien
Il se contente d'une lumière indirecte, sans soleil direct qui jaunit ses feuilles. Cultivé dans l'eau, changez-la chaque semaine et préférez une eau peu minéralisée : il est sensible au fluor et au chlore, qui brunissent ses pointes. En terre, gardez le terreau frais en permanence.
Toxique pour les animaux
Comme les autres Dracaena, le lucky bambou est toxique pour les chats et les chiens en cas d'ingestion. À tenir à l'écart des animaux, malgré sa petite taille.
Pas d'effet dépolluant prouvé
L'espèce n'a pas été testée dans l'étude Clean Air de la NASA, contrairement à certains de ses cousins Dracaena. Prudence, donc : pas d'effet dépolluant à lui prêter avec certitude.
Sources : repères horticoles généraux (RHS, Missouri Botanical Garden, POWO-Kew), à ajuster selon l'exposition et la saison. Toxicité d'après l'ASPCA ; effet dépolluant d'après l'étude Clean Air de la NASA (1989), dont la portée réelle en intérieur fait débat. Multiplication inspirée de « Faites pousser vos boutures ! », Céline.
