Épis bleus dressés au-dessus d'un feuillage argenté, et ce bourdonnement continu dès que le soleil chauffe. La lavande est sans doute la fleur qui attire le plus sûrement les butineurs sur un balcon.
Sa floraison dure des semaines, de juin à août, et pendant tout ce temps elle ne désemplit pas. Abeilles domestiques, bourdons, papillons et abeilles sauvages s'y relaient du matin au soir. Le nectar est abondant, accessible, et la plante fleurit précisément au moment où beaucoup d'autres marquent une pause.
Sa culture est d'une simplicité désarmante, à condition de comprendre d'où elle vient. Fille des garrigues, elle veut du soleil, un sol pauvre et surtout très drainant. On la perd rarement de soif, presque toujours d'excès d'eau ou de terre lourde qui garde l'humidité en hiver.
« Elle demande un sol pauvre, du plein soleil et qu'on l'oublie : trois conditions qu'un balcon remplit sans effort. »
01Lumière, eau, entretien
Plein soleil obligatoire, six heures minimum, et un terreau très drainant additionné de sable ou de gravier. On arrose peu, seulement la première année pour l'installer, puis presque plus. La taille est le seul vrai geste : rabattez d'un tiers après la floraison, sans jamais couper dans le vieux bois qui ne repart pas.
Toxique pour les animaux
La lavande est signalée toxique pour les chats, les chiens et les chevaux par l'ASPCA, ses huiles essentielles pouvant provoquer des troubles digestifs en cas d'ingestion.
Pas d'effet dépolluant prouvé
Elle ne relève pas de l'étude Clean Air de la NASA. Sa vraie valeur est ailleurs : c'est une ressource nectarifère de premier ordre.
Sources : repères horticoles généraux (RHS, Missouri Botanical Garden, POWO-Kew), à ajuster selon l'exposition et la saison. Toxicité d'après l'ASPCA ; effet dépolluant d'après l'étude Clean Air de la NASA (1989), dont la portée réelle en intérieur fait débat. Multiplication inspirée de « Faites pousser vos boutures ! », Céline.
