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Pensions, soins de santé, routes, dette, écoles, police, armée, médias publics : voici comment se répartit chaque euro dépensé par les pouvoirs publics belges, sur base des comptes nationaux officiels.
Les dépenses publiques sont classées par fonction selon une nomenclature européenne commune (COFOG). Voici la part de chaque grande fonction dans le total des dépenses, pour l'année 2023.
Le premier poste, de loin. Pensions de retraite, allocations de chômage, indemnités de maladie et d'invalidité, allocations familiales et aide sociale.
Remboursements de l'INAMI, financement des hôpitaux, médicaments, consultations.
Politique de l'emploi, mais aussi routes, transports publics et chemin de fer, énergie, soutien aux entreprises.
Fonctionnement de l'État et transferts entre niveaux de pouvoir. Cette part inclut la charge d'intérêts de la dette publique, qui pèse à elle seule environ 3 % du total.
Écoles, hautes écoles et universités, principalement à charge des Communautés.
Le reste se partage entre l'ordre et la sécurité (police, justice), la défense, les loisirs, la culture et les cultes (dont les médias publics comme la RTBF), la protection de l'environnement et le logement. Chacune de ces fonctions pèse une part plus modeste du total.
Plus de la moitié de la dépense publique belge sert à la solidarité : protection sociale et santé réunies pèsent à elles seules plus de 50 % du total. Les fonctions régaliennes auxquelles on pense spontanément, comme la défense ou la sécurité, occupent en réalité une part bien plus petite que les pensions ou les soins.