
Pour mener à bien une mission spatiale, un certain nombre d’installations au sol sont nécessaires. Dans le cadre du programme américain Artemis de (re)conquête de la Lune, les investissements pour ces installations sur Terre ont déjà représenté 4,8 milliards de dollars d’investissements pour la Nasa depuis 2012, une somme qui atteindra les 7 milliards en 2025. Ce montant servira notamment à adapter et mettre à niveau le complexe de lancement 39 du centre spatial Kennedy (Floride), d’où doit décoller le super-lanceur lourd Space Launch System (SLS) de la mission. Le bon décollage de cette fusée est crucial, car c’est elle qui va envoyer le vaisseau Orion et son équipage vers la Lune.
Par ailleurs, l’audit réalisé par le Bureau de l’inspection générale de la Nasa fin novembre souligne la nécessité de tester de nouvelles combinaisons spatiales. Entre 2012 et 2021, 174 millions de dollars ont été alloués à leur conception. Les futures combinaisons d'Artemis seront fabriquées dans des matériaux plus modernes que ceux de la mission Apollo, notamment pour pouvoir s’adapter à différents types de morphologies d’hommes... et de femmes, puisque la première femme devrait poser le pied sur la Lune en 2025. Deux vêtements sont en cours de développement. Une première combinaison baptisée Exploration Extravehicular Mobility Unit (xEMU), optimisée pour marcher sur la surface lunaire, est en cours de tests dans la Station spatiale internationale (ISS) et en milieu aquatique sur Terre. Elle pourra dans le futur être aussi utilisée pour les astronautes de l’ISS.
Le deuxième attirail est une mise à jour de l'emblématique combinaison orange "citrouille" que les astronautes de la Nasa ont portée de 1981 à 2011. Appelée Orion Crew Survival System, elle servira lors du lancement dans l'espace et du retour sur Terre.












