Malgré le coronavirus, ils nettoient Bruxelles

"Cette crise rappelle aux gens que notre travail est essentiel"

Alors que les journées se déconfinent mais que de nombreux boulots restent localisés à domicile, des hommes et des femmes sortent pour ramasser les sacs poubelle qui se multiplient. Avec une certaine angoisse, ils prennent des risques au nom de la salubrité publique.


Dépôt de Neder-Over-Heembeek, 8h42.

La cigarette de Grégory s’écrase quand le moteur Mercedes du camion de Laurent vrombit. Marc referme la portière et voilà les trois collègues encaqués à l’avant du véhicule. Respecter la distanciation sociale ? Impossible. "Et d’habitude on est quatre", précise Marc, ouvrier de propreté publique depuis 18 ans. Le camion de collecte qui s’extrait de sa place de parking est flanqué d’affiches qui célèbrent la trentième bougie de Bruxelles-Propreté partiellement recouvertes par les dessins et messages attentionnés reçus durant la crise sanitaire : "Merci (et pour toute l’année aussi)", "plein de courage", "DANK U", "les applaudissements de 20 heures, c’est aussi pour vous. Bonne journée !".



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