La Mémoire dans la Peau

  Et si la solution à l’archivage des données était dans notre corps depuis toujours ? L’ADN comme mode de stockage, l’avenir du Big Data.

Quand on le sort de sa pochette de 30 centimètres, le disque glisse du feuillet qui le protège. La platine est en place. Une légère pression sur le bras articulé dépose le diamant sur le vinyle. Il se met à tourner. Et ça crisse. Alors il y a ceux pour qui ce grain est une signature, un ancêtre que l’on aime retrouver. Il y a ceux qui y voient la marque du temps, l’obsolescence d’un médium. Comme le Compact Disc rayé, la cassette vidéo trop regardée, ou le disque dur qui s’arrête brutalement. Écran noir, tragédie moderne.

Toujours plus de données. L’ensemble du monde se numérise et s’archive dans de géants data centers. Stocker la mémoire de l’humanité prend de place. Des premiers serveurs d’IBM aux cartes mini-SD d’aujourd’hui, il y a un gouffre. En soixante ans, les technologies de stockage se sont miniaturisées. Jusqu’à ce que les chercheurs décident d’aller plus loin. La solution se trouvait sous leur peau. Pas de science-fiction mais une réalité qui se précise. L’ADN se mue en clef USB.

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