La Belgique en pause
7 graphiques sur l'impact du confinement

La Belgique est à l'arrêt. Ce ne serait rien révéler que de dire que le pays est touché. Et de plein fouet. Les mesures de confinement prises par le gouvernement impactent déjà de nombreux secteurs : achats et ventes de biens immobiliers, trafic routier, chômage temporaire...
Voici sept graphiques pour comprendre que le Belge est bien confiné chez lui et que sa Belgique tourne au ralenti.
Immobilier. Le marché immobilier n'est pas épargné. En comparaison avec la même période en 2019, le nombre de transactions immobilières a chuté de 7,9% entre le 1er janvier et le 29 mars. "Il est probable que dans les 15 jours à venir cette baisse d’activité dépasse les 50 % par rapport à 2019", glisse le notaire Renaud Grégoire.
Consommation électrique. La fermeture des commerces, la suspension des activités de certaines entreprises et les mesures prises par le gouvernement pour stopper les activités non-essentielles ont influencé la consommation électrique belge. Selon Elia, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité à haute tension en Belgique, la consommation d'électricité à Bruxelles a globalement diminué de 18 %.
Trafic aérien. Comparer 2019 et 2020 à partir de la mi-mars, c'est comparer deux visages totalement différents du secteur aérien. Du lundi 13 mars au 1er avril, c'est une chute de 75,4% des départs et arrivées cumulés qui a été constatée. Une situation inédite.

Chômage temporaire. D'après le secrétariat social Acerta, le nombre d’employés au chômage temporaire a triplé depuis que l’épidémie de coronavirus a été reconnue comme un cas de force majeure. Un million de Belges seront au chômage économique en raison de la crise sanitaire, selon un chiffre avancé par la ministre fédérale de l'Emploi Nathalie Muylle.
Trafic routier. C'est historique. Coyote, le système européen d'avertissement routier, remarque une baisse du trafic de 97,8% par rapport à une situation "normale". Le temps de roulage est divisé par quatre et les distances parcourues sont en baisse de 80%. Le Belge semble donc bel et bien rester à domicile.
Bourse. Une véritable débâcle boursière. Le BEL20 a enregistré des chutes historiques. Bien plus que lors des épidémies de SRAS ou de grippe H1N1. Les causes semblent être nombreuses : de la globalisation, de l'automatisation et, notamment, de l'incertitude, comme nous l'explique notre journaliste François Mathieu dans un article du 13 mars.
