Gains, risques, régulation, fraudes…
Dix questions pour tout savoir sur le bitcoin

L’âge d’or des cryptomonnaies
Le bitcoin, mère des cryptomonnaies, est à nouveau au centre de toutes les attentions. Même le richissime patron de Tesla, Elon Musk, lui trouve des atouts. Au point d’en évoquer un gros achat, et de le faire flamber, dans la foulée d’un tweet (si, ça existe). Au point aussi de susciter des questions à ce propos. Nous avons donc tenté de répondre à quelques-unes d’entre elles.
Le marché du bitcoin est ouvert depuis janvier 2009. Après un démarrage laborieux, cet actif bizarre, qui n’a pas de contrepartie physique, a commencé à susciter la curiosité et l’appétit des opérateurs en 2017, qui l’amènent à quelque 800 dollars. En 2018, c’est le buzz : il y a là une devise numérique très recherchée. En quelques semaines, l’engouement pour le bitcoin est tel que son “cours” grimpe à 19 500 dollars en décembre… avant de chuter lourdement, puis de baisser par phases, pendant un an, jusqu’à 3 600 dollars. En janvier 2019, l’intérêt revient. Nouvelle flambée : en juillet, le bitcoin vaut 13 000 dollars. Et puis, à nouveau, c’est la correction jusqu’à 5 000 dollars, en mars. Enfin, et c’est la phase dans laquelle le bitcoin évolue actuellement, la spéculation débridée reprend. Ces derniers jours, alimentée par des fonds spéculatifs, quelques gros poissons et une foule de petits investisseurs, c’est la flambée. Elle est notamment alimentée par un tweet d’Elon Musk, un prix qui tutoie les 37 000 dollars, après avoir franchi brièvement le cap des 40 000 dollars.



Des évolutions erratiques
Est-ce là seulement le fait de la spéculation ? Difficile de ne pas le croire lorsque, par sympathie, d’autres cryptomonnaies, comme l’ethereum, suivent le bitcoin à la trace. Et cela, alors que les fondements de ces actifs sont bien différents, leur rareté aussi. Certaines cryptomonnaies, uniquement destinées à des échanges financiers numériques, sont liées à une valeur, comme le tether (littéralement : l’attache) l’est au dollar.
Les monnaies numériques sont là pour valoriser le travail des membres des réseaux qui assurent, par la mise à disposition de leurs ordinateurs, le fonctionnement de systèmes de certification parfaite et décentralisée d’opérations ou de documents basés sur une technologie numérique : la blockchain. On parle de minage. C’est une image reflétant la rétribution de cette mise à disposition de “temps machine” : au bout d’un certain nombre d’opérations, le “mineur” reçoit une pièce numérique, ou une fraction de celle-ci. Qu’il peut ensuite valoriser en l’échangeant contre des dollars ou des euros. Chaque cryptomonnaie est basée sur une définition, un livre blanc reprenant la finalité du système sous-jacent.
Un marché (très) juteux
Outre les spéculateurs et les mineurs, les cryptomonnaies sont aussi manipulées par de plus en plus d’opérateurs financiers classiques qui proposent à leurs clients des contrats à terme, des options, des fonds indexés ou des fonds spéculatifs. Ce qui ne veut pas dire que les banques cautionnent les cryptomonnaies : le risque de ces produits repose entièrement sur les clients. Les gestionnaires, eux, prennent des frais de gestion et des courtages, comme pour les autres fonds de placement. C’est que le marché qui repose sur la confiance des participants, sans contrôle officiel, est devenu juteux. Selon le site spécialisé CoinMarketCap, une capitalisation totale de 1 100 milliards de dollars (920 milliards d’euros), pour quelque 4 000 cryptomonnaies.
Le Bitcoin en dix questions

1. Comment fonctionne le bitcoin ?
Le bitcoin est une cryptomonnaie, c’est-à-dire qu’elle est entièrement virtuelle. Il n’y a pas de pièces ou de billets en bitcoin, simplement des lignes informatiques qui indiquent votre solde, un peu comme un compte en banque. Le protocole est conçu pour ne pas dépasser le seuil de 21 millions d’unités en circulation. C’est peu et beaucoup à la fois (un bitcoin peut être fractionné jusqu’à 100 millions de fois).
À la différence de l’euro ou du dollar, le bitcoin est une monnaie décentralisée qui fonctionne donc sans autorité centrale et sans passer par une institution financière comme la banque. Cela signifie aussi qu’aucun bureau de change n’échangera vos bitcoins en euros ou en une autre monnaie.
Toutes les transactions se produisent directement entre les participants du réseau, sans aucun intermédiaire. Celles-ci sont vérifiées par les nœuds du réseau et enregistrées dans un registre public réputé infalsifiable appelé blockchain. Une sorte de livre de comptes géant numérique dans lequel toutes les transactions sont répertoriées en temps réel et visibles par tous les participants.
Il n’existe pas de plafond de transaction avec le bitcoin, il n’est donc pas plus compliqué d’envoyer 10 euros en bitcoins que 100 000 euros. Dans les deux cas, l’envoi prendra quelques minutes.
Pour envoyer des bitcoins, vous devez posséder des clés privées qui démontrent que vous effectuez la transaction et prouvent que vous possédez bien les bitcoins. Pour être propriétaire de vos bitcoins, vous devez être le seul à connaître vos clés virtuelles. Des portefeuilles permettent de stocker vos clés privées afin de permettre la consultation du solde de bitcoins.

2. Le bitcoin est-il écologique ?
À l’heure où les préoccupations climatiques sont au centre de l’attention, le bitcoin est loin d’être un élève modèle en la matière. En cause ? La consommation des machines exécutant le travail d’assemblage des transactions. Rien qu’en 2018, la puissance de calcul nécessaire pour résoudre un casse-tête bitcoin a plus que quadruplé et a augmenté la consommation d’électricité en conséquence.
D’après le Bitcoin Energy Consumption Index de Digiconomist, la consommation énergétique du minage serait aujourd’hui de 77,78 térawattheures (TWh) par an. Ce qui équivaut à la consommation d’électricité du Chili. La consommation d’énergie du bitcoin n’est peut-être pas le plus gros problème ; il y a également le fait que la plupart des installations minières du réseau sont situées dans des régions qui dépendent fortement d’énergies fossiles.
Bien qu’il soit difficile d’estimer l’empreinte carbone du bitcoin, certaines études estiment qu’elle est comparable à celle de la Nouvelle-Zélande sur un an. Selon une étude publiée par Nature Climate Change, si le bitcoin était adopté massivement, il pourrait créer une demande d’électricité capable de produire suffisamment d’émissions pour dépasser 2°C de réchauffement climatique en quelques décennies seulement. Reste à savoir si l’amélioration de l’efficacité énergétique des technologies et des équipements pourrait rendre la cryptomonnaie moins énergivore. Par exemple, en développant une nouvelle façon de valider les transactions en bitcoin ou en utilisant l’énergie renouvelable.

3. Peut-on frauder avec des cryptomonnaies ?
Oui . La réponse est clairement oui . Et c’est bien pour cette raison que les textes de loi s’épaississent et qu’un cadre européen va bientôt voir le jour. Il y a en résumé deux types d’agissements frauduleux. Le premier, difficilement cernable pour le moment, a trait à leur utilisation à des fins criminelles. On peut penser au financement d’activités délictueuses (blanchiment) ou terroristes mais même la demande de rançon fait partie des techniques utilisées…
On se rappellera, par exemple, du célèbre cas de l’université de Maastricht aux Pays-Bas qui, à la suite d'un piratage informatique, avait préféré payer une rançon de 30 bitcoins pour éviter de reconstruire complètement son réseau informatique ! “L’un des problèmes les plus importants est que les transactions ne sont pas traçables”, explique Louis Larue, chercheur à l’Université de Göteborg, spécialiste en éthique de la finance. Le second usage frauduleux tient à l’utilisation de plateformes d’échange ou de stockage de cryptomonnaies. “Elles peuvent être soit frauduleuses elles-mêmes ou mal sécurisées.” Les exemples sont légion.
L’Autorité belge des services et marchés financiers (FSMA) met ainsi souvent le public en garde contre les activités de plusieurs sociétés qui agissent irrégulièrement sur le territoire belge. L’une des dernières mises en garde avait trait aux activités de Bitcoin-Evolution et de Bitcoin-Revolution, des entités qui approchaient les consommateurs sans respecter la législation financière belge. “Ces entités approchent les consommateurs belges via des publications sur les réseaux sociaux et des faux articles de presse relayant de prétendues “déclarations” et/ou “interviews” de personnalités publiques vantant à leur insu certains investissements financiers”, explique la FSMA sur son site. Prudence, donc.
4. Quels sont les outils de régulation ?
Pas de règles, pas de trouble-fête, rien d’officiel, pas d’interventions du gendarme financier, ni du fisc (pour l’heure). Le monde des cryptomonnaies, c’est le Far-West de la Finance où quelques grosses banques mettent timidement les pieds, en se gardant de prendre des risques en compte propre. Vous avez envie de spéculer, elles vous donnent quelques outils pour ce faire, en empochant au passage des commissions diverses. À chacun son métier ! Bref, on est ici dans le monde de la spéculation pure et dure.
Qu’est-ce qui peut expliquer qu’en quatre mois, l’ethereum soit passé de 300 dollars à plus de 1 600 dollars, avec actuellement une trajectoire quasi exponentielle ? La réponse est simple : il y a plus d’acheteurs que de vendeurs. Et comme il n’y a pas de mécanisme centralisé assurant la liquidité de ces marchés, les prix pourraient encore grimper… jusqu’au moment ou un gros poisson décidera de siffler la fin de la récréation.
Des gros poissons ? Dans le monde financier, on les appelle les baleines. Elles sont là, et elles ne se cachent pas. Selon Bloomberg, le groupe One River Asset a créé une structure pour répondre à des demandes institutionnelles en matière de cryptomonnaies. Une structure ? Oui, un fonds indépendant qui joue l’argent d’institutionnels qui eux-mêmes proposent des placements risqués à leurs clients finaux.
Comme il n’y a pas d’obligation de transparence, ce fonds, comme bien d’autres, est entré en toute discrétion dans le marché avant d’annoncer la couleur et de profiter de l’engouement ainsi créé.
5. Qu’en pensent les banques centrales, les États, la FSMA ?
Les cryptomonnaies existent depuis grosso modo une dizaine d’années, et le moins que l’on puisse écrire, c’est que les autorités de régulation ne s’en sont pas trop inquiétées.
La “seule” question qui les a rapidement titillées est celle de la protection des consommateurs, matière pour laquelle la FSMA est compétente en Belgique. “Il est vrai que pour les autorités, il est rapidement apparu que les utilisateurs de cryptomonnaies n’avaient pas de protection comme peuvent en avoir les détenteurs d’un compte bancaire, avec la garantie sur les dépôts, etc.”, explique Louis Larue, chercheur à l’Université suédoise de Göteborg, spécialiste de l’éthique financière. Lequel ajoute que la Commission européenne, et c’est tout récent, a mis sur pied une équipe spécialisée dans les cryptomonnaies pour travailler un gros paquet législatif destiné à réguler ces monnaies cryptées et virtuelles. “La protection des utilisateurs fait partie de ses priorités, de même que la lutte contre la fraude. La conscientisation s’est faite quand il est apparu qu’il pouvait y avoir concurrence avec les monnaies traditionnelles, enfin surtout avec des monnaies comme celles que lancent des opérateurs Internet, comme diem, anciennement libra, le projet de cryptomonnaie et de monnaie virtuelle initié par Facebook. La concurrence avec les monnaies traditionnelles est moins prégnante”, poursuit le chercheur.
L’ensemble des règles de la BCE est dans la dernière ligne droite de son parcours législatif mais, il faut tout de même le préciser, pour l’instant, les cryptomonnaies ne sont pas vraiment utilisées pour des échanges de biens et services. “Ce sont surtout des actifs financiers dont la valeur dépend de l’offre et de la demande sur les marchés”, conclut Louis Larue. Un objet de spéculation et de fraude, en somme, que la BCE entend bien cadenasser.


6. Faut-il interdire les monnaies numériques ?
S’il y a une bulle des cryptomonnaies, évidente, il faut néanmoins garder l’esprit clair et séparer deux éléments : l’évolution de la valeur de ces actifs intangibles et l’utilité de la machine qui tourne derrière.
Chaque cryptomonnaie est liée à une offre de services spécifiques, comme la sécurisation et la conservation de contrats, le transfert sécurisé de contenus. Ainsi, le cardano est une énorme blockchain – un gros registre évolutif sécurisé par sa gestion décentralisée sur les machines des participants. Cette mécanique est notamment utilisée dans le secteur agroalimentaire, pour le suivi des produits frais, du producteur au consommateur, ou encore pour le stockage d’identifiants et de diplômes dans le monde de l’éducation. Une sorte de coffre-fort numérique.
Ce service a la particularité de n’être pas lié à un livre blanc rigide, ce qui lui permet d’évoluer et de s’améliorer au terme d’un processus validé par les participants. Tous les modèles ne sont pas comparables, étant donné les différences de finalités, le coût, le modèle d’algorithme utilisé. Le stellar, une des autres cryptomonnaies, est basé sur un service de stockage ou de transfert d’argent pour une fraction du coût demandé par les organismes financiers traditionnels. On le voit, l’émergence de services numériques basés sur la technologie blockchain est à distinguer de la spéculation sur les cryptomonnaies. Les groupes financiers savent que cet aspect service est important et collaborent avec des émetteurs de devises numériques, ou même offrent des services basés sur ces devises, à l’exemple de Paypal qui propose depuis peu de supporter les paiements en bitcoin.
7. Que faire si on a oublié ses codes secrets ?
L’histoire de Stefan Thomas, un programmeur allemand expatrié à San Francisco, a abondamment été relayée par les médias du monde entier. Ce dernier a oublié le code permettant d’accéder à son disque dur crypté, qui contient lui-même les codes d’accès à ses bitcoins. Le malheureux ne peut ainsi accéder à son portefeuille virtuel, garni de 7 002 bitcoins. Au cours actuel de la star des cryptomonnaies, cela représente 212 millions d’euros coincés dans une petite boîte impossible à ouvrir. Stefan Thomas a déjà introduit 8 codes erronés.
Selon le New York Times, qui a révélé l’histoire, il lui reste 2 tentatives avant que son disque dur ne s’encrypte à jamais. Après ces 8 tentatives infructueuses, il a préféré mettre son disque dur à l’abri, dans l’espoir que les cryptographes trouvent dans le futur de nouveaux moyens de craquer les mots de passe.
Toujours selon le NYT, un grand nombre d’utilisateurs de bitcoins connaissent la même frustration que ce programmeur allemand. Selon Chainalysis, une société spécialisée dans les données sur les cryptomonnaies, environ 20 % des bitcoins ne sont pas accessibles à leurs propriétaires. À son cours actuel, cela représente 112 milliards d’euros qui passent sous le nez de leurs détenteurs. Un business s’est même créé autour de cette infortune.
La société Wallet Recovery Services, par exemple, aide les infortunés amnésiques à retrouver leurs codes secrets. Elle aurait reçu 70 demandes d’intervention par jour en janvier, trois fois plus que le mois précédent… La plupart des personnes piégées ont investi dans le bitcoin il y a bien longtemps, lorsqu’on ne pouvait se douter qu’il allait décoller.
8. Peut-on se faire voler ses bitcoins ?
Il existe de nombreuses plateformes, plus ou moins sûres, où il est possible d’acquérir des bitcoins contre des dollars ou des euros. Il suffit d’ouvrir un compte et d’acheter sa monnaie virtuelle avec une carte de crédit, un virement, voire via PayPal. Élément important à savoir : toutes les plateformes ne proposent pas la possibilité d’échanger ses bitcoins contre des devises classiques. Comme les possibilités de paiement en cryptomonnaies sont limitées, il faut garder cela en tête avant d’investir. Il serait fâcheux de ne pas pouvoir profiter d’une éventuelle plus-value…
Lors de son lancement en 2018, la plateforme belge Bit4you avait bénéficié de la présence d’Alexander De Croo (Open VLD), alors ministre en charge de l’Agenda numérique. Ses fondateurs jouent évidemment sur le caractère belge de la plateforme pour rassurer les personnes intéressées.
Il faut dire que de nombreux cas de perte ou de vol de bitcoins ont émaillé la jeune histoire de la cryptomonnaie. En 2014, la plateforme japonaise Mt Gox était tombée en faillite après avoir perdu ou s’être fait voler 850 000 bitcoins. À l’époque, cela représentait une perte de 480 millions de dollars. Dans la foulée, le Français Mark Karpelès, CEO de la plateforme, avait été reconnu coupable par la justice japonaise de falsification de fichiers électroniques. Il avait écopé de 2,5 ans de prison.
En 2018, Coincheck, une autre plateforme japonaise, s’est fait voler environ 530 millions de dollars par des hackers, sans pour autant faire faillite. D’autres cas emblématiques de hacking ont nui à la réputation du bitcoin, sans pour autant entamer sa popularité.

9. Y a-t-il des indices liés aux cryptomonnaies ?
Ce lundi, Charles Simons, qui est le responsable Belux de la division commerciale (iShares) du gestionnaire d’actifs BlackRock, animait une table ronde sur les ETF, ces fonds au succès grandissant qui répliquent les performances des indices ou des classes d’actifs. Et qui sont une des catégories des ETP (Exchange Trade Products). Lors de cette table ronde, la question fut posée de la position de BlackRock vis-à-vis d’actifs du type cryptomonnaies. “Il n’y a pas d’ETP sur les cryptomonnaies bien que BlackRock regarde ce qui se passe pour le moment”, a répondu Charles Simons. Et cela, a-t-il poursuivi, parce qu’il faut des prix transparents. Or, pour les cryptomonnaies, “c’est plus compliqué d’avoir un prix de référence.”
De plus, pour un ETP, il faut un indice. “Il n’est pas évident d’avoir des indices fiables. Il y a encore beaucoup d’inconnues. Le marché des cryptomonnaies est relativement complexe et pas évident. Construire des indices est un vrai métier. Il faut qu’ils soient irréfutables et simples. Les cryptomonnaies n’offrent pas la diversification nécessaire.”
Et enfin, cela ne fait pas partie des priorités d’iShares “qui préfère mettre l’accent sur des actifs répondant aux critères de développement durable ou les fixed income (NdlR. revenus fixes du type obligations) avant de s’étendre à d’autres actifs”, a encore expliqué Charles Simons.
10. Quels sont les défauts de la blockchain ?
Comme toute technologie novatrice, la blockchain a des qualités : fiabilité, services bon marché, gestion décentralisée… Mais elle a aussi des défauts à corriger. Le site Cryptoast en a isolé quelques-uns.
D’abord, et on le sait lorsqu'on a tenté de comprendre le contenu d’un livre blanc définissant les principes d’une blockchain, cette technologie est mal connue, et manque de professionnels aguerris capables d’en extraire la substantifique moëlle. Créer une entreprise utilisant en partie cette technologie relève du parcours du combattant. Imaginons simplement l’offre d’emploi exigeant “une bonne connaissance des techniques blockchain”.
Il est sans doute temps d’ailleurs d’intégrer cette notion dans les manuels scolaires. Pour Cryptoast, la technologie est aussi imparfaite. Elle ne permet pas, notamment de corriger une opération. Et lorsqu’il s’agit d’un transfert de cryptomonnaie, l’erreur peut se traduire par la disparition irrémédiable de l’actif transféré. Le site pointe aussi le problème de la “scalabilité”. Lorsqu’une blockchain est populaire, elle grossit et devient ingérable. Cryptoast note aussi que le grand public n’accroche pas : le vocabulaire utilisé est celui de geeks enthousiastes, très éloigné de celui d’utilisateurs potentiels.
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