23 janvier 2013
Le Premier ministre conservateur David Cameron annonce qu'il organisera un référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, s'il est réélu en 2015.
Photo : Eric Herchaft/Reporters
Le Premier ministre conservateur David Cameron annonce qu'il organisera un référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, s'il est réélu en 2015.
Photo : Eric Herchaft/Reporters
Les conservateurs remportent la majorité absolue aux élections.
Lors du Conseil européen, David Cameron obtient de ses homologues européens une "révision" du statut du Royaume-Uni afin de pouvoir faire campagne pour le maintien dans l'UE.
Les Britanniques votent, à 51,9%, pour le Brexit, lors du référendum. David Cameron présente sa démission le lendemain.
Photo : Justin Tallis/AFP
Theresa May succède à David Cameron comme Premier ministre et leader du parti conservateur.
Photo : Reporters
Theresa May fait part de l'intention du Royaume-Uni d'opter pour un Brexit dur, avec une sortie du marché unique et de l'union douanière.
Le Royaume-Uni notifie officiellement sa volonté de se retirer de l'Union européenne, en activant la procédure prévue par l'article 50 du traité sur l'Union européenne. Par conséquent, la date du Brexit est fixée deux ans plus tard, jour pour jour.
Lors du Conseil européen, les Vingt-sept arrêtent les positions de négociation de l'Union. Côté européen, les négociations seront pilotées par le Français Michel Barnier, qui dirige la Task Force article 50, créée au sein de la Commission.
Photo : Jean_Christophe Guillaume
Les élections législatives anticipées voulues par Theresa May tournent à la confusion du parti conservateur, qui perd sa majorité absolue à la Chambre des Communes. La Première ministre est désormais dépendante du soutien parlementaire du parti unioniste nord-irlandais DUP.
Début des négociations sur les modalités du retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne.
Déjeuner de travail entre Theresa May et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Alors qu'un compromis est à portée de main, Theresa May ne peut accepter l'accord sur la frontière irlandaise, rejeté par le DUP.
Photo : Virginie mayo/AP
Mme May et M. Juncker annoncent, à 7h30 du matin, un accord de principe sur les principaux dossiers liés à la séparation : les droits des citoyens européens et britanniques post-Brexit, le règlement des engagements financiers du Royaume-Uni envers l'UE, et le maintien d'une frontière ouverte entre l'Irlande et l'Irlande du Nord.
Sur recommandation de la Commission, les Vingt-sept reconnaissent que des progrès suffisants ont été accomplis dans la phase 1, et acceptent d'ouvrir la deuxième phase de négociations.
L'UE et le Royaume-Uni parviennent à un accord temporaire, portant notamment sur une phase de transition jusqu'au 31 décembre 2020. Les deux parties arrêtent également des dispositions provisoires sur la frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord, dont le fameux "filet de sécurité" (backstop).
Photo : Paul Faith/AFP
Theresa May présente le plan sur la future relation avec l'UE, élaboré dans la résidence de campagne du gouvernement à Chequers. Ce plan prévoit d'établir une zone de libre-échange entre les deux parties, un mécanisme douanier complexe et confère au Royaume-Uni un accès "à la carte" au marché intérieur européen. Au cours des deux jours suivants, le ministre en charge du Brexit, David Davis, puis celui des Affaires étrangères, Boris Johnson, en désaccord avec ce plan, démissionnent.
Lors du sommet de Salzbourg, les leaders des Vingt-sept rejettent le plan de Chequers, qui saperait l'unité du marché intérieur et rouvre le problème irlandais. La presse britannique estime que Theresa May a été "humiliée".
Conclusion de l'accord provisoire de retrait du Royaume-Uni, entre Theresa May et l'Union européenne, après vingt mois de négociations. Il prévoit notamment le maintien provisoire de l'ensemble du Royaume-Uni, et plus seulement de l'Irlande du Nord, dans une union douanière avec l'Union européenne, jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée pour la frontière irlandaise dans le cadre des négociations de la future relation.
Démissions en cascade dans le gouvernement britannique, dont celle du nouveau ministre du Brexit, Dominic Raab.
L'accord de retrait et la déclaration politique sur la future relation sont approuvés par les leaders des Vingt-sept.
Theresa May survit à un vote de défiance organisé au sein de son parti conservateur.
A Londres, les députés de la Chambre des Communes rejettent l'accord de retrait (432 voix contre 202)
Photo : Tolga Akmen/AFP
A Strasbourg, Theresa May obtient du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, l'assurance que l'UE n'a pas l'intention d'utiliser le backstop pour "coincer" le Royaume-Uni dans l'Union douanière. Une déclaration allant dans ce sens est ajoutée à l'accord de retrait.
Malgré l'accord de Strasbourg, nouveau rejet de l'accord par la Chambre des Communes (391 voix contre 242).
La Chambre des Communes adopte un texte précisant qu'elle refuse un Brexit sans accord avec l'UE. Le lendemain, le Parlement indique qu'il accepte la possibilité d'un report du Brexit.
Theresa May demande officiellement un report du Brexit au président du Conseil européen, Donald Tusk. Les Vingt-sept acceptent un report au 12 avril, date-limite à laquelle le Royaume-Uni peut lancer l'organisation des élections européennes. L'UE ouvre une possibilité de repousser ce délai au 22 mai (la veille des européennes) si l'accord de retrait est approuvé fin mars par la Chambre des Communes.
Le Parlement britannique "reprend la main" sur le Brexit et annonce qu'il va proposer un éventail d'alternatives à l'accord de retrait et au no deal.
La Chambre des Communes rejettent l'accord de retrait pour la troisième fois (344 voix/286). Premier report du Brexit, au 12 avril.
La Chambre des Communes rejette les quatre alternatives à l'accord de retrait et au no deal (maintien dans l'union douanière, dans le marché intérieur, second référendum, révocation de l'article 50).
Theresa May demande aux Vingt-sept un nouveau report du Brexit au 30 juin.
Les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-sept optent pour une "flextension" de la période article 50: le Brexit aura lieu le 31 octobre, au plus tard, ou plus tôt, si l'accord de retrait est approuvé. Le Royaume-Uni est tenu d'organiser des élections européennes, en mai.
Le Brexit party de Nigel Farage arrive en tête lors des européennes, avec plus de 30%. Il remporte 29 des 73 sièges britanniques. Les conservateurs n'en ont plus que quatre.
Photo : Ray Tang/Photoshot/Reporters
En larmes, Theresa May annonce qu'elle démissionnera le 7 juin.
Chef de file des Brexiters, Boris Johnson devient Premier ministre, après avoir pris la tête du parti conservateur.
Boris Johnson annonce son intention de suspendre le Parlement britannique jusqu'au 14 octobre, deux semaines avant le Brexit.
Photo : Ludovic Marin/AFP
Cinq jours avant la suspension du Parlement, les Communes adoptent un texte qui interdit au Premier ministre de provoquer un Brexit dur et lui imposera de demander un report, si aucun accord n'a été conclu avec l'UE.
Boris Johnson propose un nouveau projet d'accord. Il ne convient pas à l'Union, qui note toutefois des avancées. L'idée d'un maintien de tout le Royaume-Uni dans une union douanière avec l'Europe est abandonnée.
Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker et Boris Johnson, annoncent que les deux parties ont trouvé un accord. Celui-ci, qui comprend une nouvelle solution pour la frontière irlandaise, est approuvé, dans la soirée, lors du sommet européen par les leaders des Vingt-sept.
Photo : Kenzo Tribouillard/AFP
Le Parlement britannique semble disposé à approuver l'accord, mais refuse de le faire via une procédure accélérée et ajourne son vote. Boris Johnson est contraint et forcé de demander à l'UE un nouveau report du Brexit.
Les Vingt-sept acceptent un nouveau report du Brexit au 31 janvier 2020.
Le report acquis, les partis d'opposition à la Chambre des Communes acceptent l'organisation d'élections anticipées le 12 décembre.
La nouvelle Commission européenne entre en fonction, sans commissaire britannique, Londres ayant refusé d'en désigner un, malgré les demandes de la présidente von der Leyen.
Photo : Zhang Cheng/Photoshot/Reporters
Boris Johnson sort vainqueur des élections anticipées. Son parti ne remporte que 43% des voix, contre 53% aux partis favorables à la tenue d'un second référendum (ou au maintien dans l'UE), mais conquiert une large majorité de sièges aux Communes en vertu du système électoral britannique.
Photo : Photoshot/Reporters
Les députés britanniques approuvent l'accord de retrait par 330 voix pour et 231 contre.
La reine Elizabeth promulgue la loi transposant l'accord de retrait de l'Union européenne, approuvée la veille par le Parlement britannique.
A Bruxelles, la commission des Affaires constitutionnelles du Parlement européen recommande (par 23 voix pour et 3 contre) à la plénière d'approuver l'accord de retrait, le 29 janvier.
Le Royaume-Uni et l'Union européenne bouclent les dernières formalités avant leur séparation : Bruxelles et Londres signent l'accord de divorce.
Photo : Union européenne/British PM
L’accord de retrait est approuvé par le Parlement européen mercredi soir, par 621 voix pour, 49 contre et 13 abstentions.
A l'issue du vote, (presque) tous les députés européens entonnent le Auld Lang Syne (Ce n'est qu'un au revoir), en se donnant la main.
Photo : Virginie Mayo/AP
Le négociateur en chef du Royaume-Uni, David Frost, prononce à Bruxelles un discours dans lequel il expose la façon dont Londres envisage la future relation avec l'Union européenne. Le regain de souveraineté en est le principe fondateur.
Début des négociations de la future relation. A la différence des négociations de l'accord de retrait, celles-ci se dérouleront en alternance à Bruxelles et à Londres.
Le Royaume-Uni informe l'Union européenne qu'il ne demandera pas d'extension d'un ou deux ans la période de transition post-Brexit.
Lors d'une visioconférence avec les présidents de la Commission, du Conseil européen et du Parlement, Ursula von der Leyen, Charles Michel et David Sassoli, le Premier ministre britannique dit son intention de "mettre un tigre dans le moteur" des négociations, qui patinent. Charles Michel insiste sur le fait que l'UE "n'achètera pas un chat dans un sac".
La date pour décider de prolonger la période de transition est dépassée. Les deux parties ne sont pas non plus parvenues à régler la question de la pêche, qui va empoisonner le reste des négociations.
Boris Johnson déclare que faute d'accord à la date du sommet européen des 15 et 16 octobre, le Royaume-Uni "ira de l'avant". Par ailleurs, le gouvernement dit son intention de déposer un projet de loi, l'Internal market bill, qui contrevient au protocole sur l'Irlande et l'Irlande du Nord inclus dans l'accord de retrait, entré en vigueur sept mois plus tôt. Stupeur européenne.
la Commission ouvre une procédure d'infraction contre le Royaume-Uni qui a maintenu le projet de loi bafouant l'accord de retrait.
Boris Johnson décide de suspendre les négociations qui ne reprendront, affirme-t-il, que si l'Union "repense fondamentalement ses positions". Les dirigeants des Vingt-sept répètent qu'ils veulent un compromis, mais qui respecte leurs intérêts. Les discussions reprennent le 22 octobre.
Photo : AFP
Le Royaume-Uni abandonne l'Internal market bill et trouve un accord avec l'UE sur les modalités d'application de l'accord de retrait en Irlande du Nord
La présidente de la Commission Ursula von der Leyen invite Boris Johnson à dîner à Bruxelles. A l'issue de leur rencontre, le pessimisme est de mise sur les chances de conclure un accord, mais ils demandent aux négociateurs de poursuivre les travaux. Le dimanche 14 décembre est la nouvelle échéance fixée pour faire le point.
Photo : Etienne Ansotte/EU
Le Parlement européen indique qu'il ne pourra plus examiner ni approuver un accord avant la fin de l'année et de la période de transition. Si accord il y a, il ne pourra entrer en vigueur que de façon provisoire, avant d'être dûment ratifié.
Les négociateurs de l'Union européenne et du Royaume-Uni concluent l'accord de commerce et de coopération.
Les ambassadeurs des Vingt-sept auprès de l'UE approuvent à l'unanimité la proposition d'appliquer provisoirement l'accord, dès le 1er janvier 2021 et jusqu'au 28 février de la même année.
Le Parlement britannique débat de l'accord.
Photo : Jessica Taylor/UK Parliament via AP
Fin de la période de transition. Le droit européen cesse d'être d'application au Royaume-Uni, qui sort également de l'union douanière et du marché intérieur
Photo : AFP
Début de l'application provisoire de deux mois de l'accord de commerce et de coopération. Pour entrer pleinement en vigueur, le texte devra encore être formellement approuvé par le Parlement européen et le Conseil.