Galerie

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Boulsa

Pour les Koglweogo de la province du Namentenga, la lutte contre le terrorisme est devenue centrale. En 2017, ils se sont relayés dans le village sensible de Kerboulé dans la province du Soum (région du Sahel limitrophe au Mali) pour faire face aux incursions terroristes.
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Boureima Nadbanka est le chef des Koglweogo de la province du Namentenga. Il met sa fortune personnelle au service des Koglweogo. Cette voiture en est une illustration
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Boureima Nadbanka nous reçoit au siège de l'association de Boulsa. « Avant, les délinquants avaient tout le pouvoir, ils étaient les maitres de la cité. La quiétude que l’on connait n’est comparable qu’à celle qui prévalait à l’époque de Sankara », dit-il.
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Arrêté pour vol de télévisions, ce jeune est un multirécidiviste. Pour rembourser ce qu’il a volé, il fabrique des briques dans la clairière qui jouxte le siège des Koglweogo de Boulsa. Il est également responsable de les vendre. Ce travail forcé est la clé de sa libération.
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« Mieux vaut ce travail que de rester à ne rien faire sous un arbre », commente Sayouba, membre fondateur de l’association de cette ville du Centre Nord.
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En route vers une cérémonie de funérailles d'un membre Koglweogo, Boureima Nadbanka demande d'arrêter le véhicule. Il a vu un perdreau. Il le poursuit sur quelques mètres, ses robes prenant, comme l'oiseau qu'il chasse, le vent.
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Boureima Nadbanka assiste à la cérémonie de deuil d’un membre de l’association, dans le village de Zaongo, à une trentaine de kilomètres de Boulsa. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

Le chef charismatique y est accueilli avec les honneurs : les griots et les « masques » dansent pour lui. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies


« Les chefs Koglweogo sont des leaders communautaires. Personne ne remettrait en cause leur rôle », nous dit-on. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies


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A l’issue de la cérémonie de deuil d’un membre des Koglweogo de Boulsa, Nadbanka s’arrête dans un maquis. Son arrivée provoque le départ des jeunes qui y regardaient un match de football.
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Le fils du membre des Koglweogo décédé attend la fin de la cérémonie pour être raccompagné à son domicile.
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Trois jeunes hommes ont été arrêtés plusieurs jours auparavant pour vol. Ils attendent que la lumière soit faite sur les faits commis. Tous se disent incapables de rembourser tant les larcins que les amendes dues aux Koglweogo.
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Les personnes arrêtés sont enchaînés la plupart du temps et dorment sur de minces paillasses.
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Une délégation de Koglweogo de Boulsa s'en va animer une séance de sensibilisation dans le village de Zambanga.
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« Nous avons retrouvé la paix », commente Hamidou, habitant du village de Zambanga, à l’issue de la rencontre avec les Koglweogo.
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Viviane est une des rares femmes Koglweogo. Lors de la séance de sensibilisation à Zambanga, elle appelle les femmes à soutenir le mouvement en jouant un rôle dans l'éducation des enfants ainsi que dans le renseignement. "Seule la femme connait le secret de l'homme", dit-elle.
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« La meilleure manière de se repentir, pour un criminel, est de devenir Koglweogo et de combattre le crime », explique Sayouba. Sans compter que ces criminels repentis sont une importante source d’information. La porosité entre les criminels et les Koglweogo est avérée. Mais Sayouba l’assure : « S’ils intègrent les Koglweogo, c’est qu’ils sont devenus honnêtes ». C’est notamment le cas de Djande Paato (photo). « C’était la bonne voie. De toute façon, il n’était plus possible de continuer, avec les Koglweogo ! », admet l’ancien braqueur, sous le regard amusé de Sayouba, de qui il se sent désormais « proche comme les doigts de la main ».© Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

Fada Ngourma

Carrefour commercial, la ville de Fada N’Gourma et les grands axes routiers transfrontaliers qui la relie avec les pays limitrophes étaient les cibles des braqueurs, coupeurs de routes et voleurs.
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La ville de Fada N'Gourma accueille le plus grand marché au bétail de la sous-région et est de ce fait une cible privilégiée du banditisme. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

En signe de reconnaissance et pour qu’ils continuent d’assurer leur sécurité et celles de leurs biens, les éleveurs présents au marché ont, en 2016, donné 500.000 CFA aux Koglweogo pour l’achat de motos.
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« Nous sommes rassurés par la présence des Koglweogo », rapportent un grand nombre d’éleveurs et de commerçants rencontrés dans la ferveur du marché au bétail. Grâce à eux, le commerce de bétail a pu reprendre dans un climat sécurisé.
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« La récompense des Koglweogo, ce n’est pas l’argent, mais la satisfaction de voir la reprise des activités économique », commente Django , chef des Koglweogo de l’Est
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Au plus fort de leur présence, les Koglweogo contrôlaient toutes les transactions faites sur le marché. Qui ne possédait pas le précieux récépissé attestant de l’origine de son bétail courrait le risque d’être accusé de vol. Aujourd’hui, ils ne semblent plus y avoir la mainmise.
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S’ils ne sont plus présents de manière ostentatoire à l’intérieur du mur d’enceinte, les Koglweogo restent « mobilisables » en cas de vol.
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La région de l’Est, un temps classée « zone rouge » en terme d’insécurité, connaissait le nombre d’attaques à main armée le plus élevé du pays. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies



Grand banditisme, vols, braquages avec violence étaient quotidiens depuis le début des années 2000, paralysant les activités commerciales.© Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies



« Les attaques, entre 2010 et 2014 avaient augmenté significativement, en ce compris l’usage d’armes de guerre », raconte le Professeur ra-Sabla Ouédraogo. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

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Les Koglweogo de Fada N'Gourma ont choisi un nouveau lieu pour leur siège, en bordure de ville. Ils y construisent un bâtiment en dur. Il servira notamment de lieu de détention.
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Lompo est accusé d’avoir volé une moto. Il est intercepté par les Koglweogo du secteur 11 de Fada N’Gourma. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

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Après avoir été entendu par les Koglweogo du secteur 11, Lompo est amené aux forces de l’ordre. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

Venus du Niger, ils ont été arrêtés par les Koglweogo de Fada N’Gourma. Ils sont accusées d’activités terroristes. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

Django, chef des Koglweogo de la région, estime que le terrorisme est une « nouvelle forme de délinquance » et doit à ce titre être combattu. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

Les Koglweogo du secteur 11 de Fada N’Gourma patrouillent de nuit trois fois par semaine, les jours de forte affluence du marché au bétail. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

Les patrouilles débutent vers minuit et se poursuivent jusqu'au levé du soleil.
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Djiabouba Lelampo est tapi dans l’ombre d’une pièce froide à la fenêtre occultée de cet abris de béton aux allures de mini-prison© Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies


Il est suspecté de vol et passera la nuit au siège des Koglweogo du secteur 11.
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« Les preuves l’accablent, Il va collaborer. On va lui soutirer quelques aveux », commente un Koglweogo.
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Après avoir passé la nuit en cellule, Djiabouba Lelampo est entendu par les « juges » ou les « sages ». Ses parents, ainsi que ceux de ses présumés complices, sont conviés.
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L’arrestation de Djiabouba Lelampo a donné lieu à une violente altercation avec les Koglweogo. Devant le refus du suspect à obtempérer, le soldat qui l’a arrêté dit avoir été « obligé » de le frapper à l’aide du manche de son arme. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies


Un enfant arrêté par les koglweogo, passera cette nuit fraiche d’automne au siège du secteur 11, trouvant vaille que vaille le sommeil, assis à demi recroquevillé sur un banc branlant. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies


Le village de Nakpalingou se situe à quelques minutes de la route goudronnée. « La police n’entre jamais dans le village », témoignent les Koglweogo. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies



Un « Wibsé » de Nakpalingou.
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Avant l’installation des Koglweogo, « il était presque impossible de rentrer chez soi avec de l’argent sans risquer d’être battu, ou même égorgé », raconte un éleveur.
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La plupart des habitants de Nakpalingou vivant de l’élevage, « la vie allait à l’épuisement, il était nécessaire de prendre ses responsabilités face à l’insécurité ». © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies


Lors de ses rencontres dans les villages (ici, à Nakpalingou), Django est systématiquement accompagné de membres de son association « Tin Kubi u dogu », « Protégeons la cité » en langue goulmantchema. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

Lors de ses rencontres dans les villages (ici, à Nakpalingou), Django est systématiquement accompagné de membres de son association « Tin Kubi u dogu », « Protégeons la cité » en langue goulmantchema. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

Le groupe de Nakpalingou est actuellement composé de 28 Koglweogo. Ce jour-là, de nombreux autres candidats se sont déplacés afin de rencontrer Django, le chef des Koglweogo de la région de l’Est.
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Jour de fête, dans le village de Potiamanga, à l'occasion de l'intronisation de nouveaux Koglweogo. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

Le même jour, un nouveau chef coutumier est élu. Dignitaires et villageois se succèdent pour le saluer. Ici, le représentant des Peulhs. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

Le palais de justice de Fada N'Gourma. Les défenseurs des droits humains et les représentant du système judiciaire tirent la sonnette d’alarme et dénoncent un groupe en pleine expansion qui pourrait mettre en péril les structures de l’Etat de droit.
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Pouytenga

Pouytenga est une ville de 120.000 habitants. Ses Koglweogo sont particulièrement critiqués pour leur usage de la violence à l’égard des voleurs.
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« On a souffert ici. Les attaques à domicile étaient légion, la population risquait de mourir sous les coups d’assaillants qui étaient relâchés », se souvient le Naaba Koutou Kande, chef coutumier de la localité. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies


« On a souffert ici. Les attaques à domicile étaient légion, la population risquait de mourir sous les coups d’assaillants qui étaient relâchés », se souvient le Naaba Koutou Kande, chef coutumier de la localité. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies


Naaba Koutou Kande, chef coutumier de la localité, chez lui. "Moi j'ai des moyens. Mais comment font ceux qui n'ont rien et à qui on vole tout ?"
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Naaba Koutou Kande, chef coutumier de la localité, chez lui. "Moi j'ai des moyens. Mais comment font ceux qui n'ont rien et à qui on vole tout ?"
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« Pouytenga, en tant que troisième centre commercial du Burkina, attire des commerçants et des éleveurs étrangers. L'insécurité avait un impact sur le commerce », explique Moussa Ouédraogo représentant des commerçants.
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« Si on suit à la lettre ce que la loi dit, ça ne marche pas! Dans un Etat de droit peut-on accepter tant de crimes, d'injustice et de cas de corruption ? Non, cet état n’existe pas. Il n’y a pas de démocratie. » © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

« Les lois et les droits humains, on ne connait pas trop. Frapper, il parait que ça ne va pas », assume Moussa Ouédraogo, membre des Koglweogo de Pouytenga et représentant des commerçants. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

« Le problème de la loi, c’est qu’elle ne nous arrange pas. Quelqu’un peut tuer. C’est la pauvre population qui encaisse les coups et qui paie les pots cassés d'un système défaillant.»
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« Si les Koglweogo disparaissent, c’est la paix que nous perdons, c’est nous qui mourrons. Les femmes en premier lieu. La criminalité, le vol détruisent les familles qui ne peuvent plus assumer les frais scolaires ni les soins de santé », explique Silga Asseto, Koglweogo.
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Ouagadougou

"Ben Laden", chef des Koglweogo de Nioko 1, dans les faubourgs de Ouagadougou.
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Samy, bras droit de Ben Laden, s'attache à faire des Koglweogo un mouvement national, structuré et hiérarchisé.
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"Ben Laden", chef des Koglweogo de Nioko 1, dans les faubourgs de Ouagadougou.
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Ilbuto Madi a été arrêté en périphérie de Ouagadougou pour le vol de pièces d’une machine de chantier.
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Cela fait une semaine qu’il est constamment enchainé à cet arbre. Il y restera jusqu’à ce que les Koglweogo aient retrouvé l’entièreté du butin
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Kinda Salmata vient déclarer au Koglweogo de Pazani un braquage de CFA 3 millions dans le bureau Western Union tenu par sa soeur et son beau-frère. Une plainte a aussi été déposée à la gendarmerie. « Nous avons confiance en les Koglweogo », dit la femme, sous le choc.
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« Nous corrigeons bien le voleur pour qu’il avoue tout et qu’il ne recommence pas », explique Ousséni Kaboré, membre du 10e arrondissement de Ouagadougou.
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Les responsables Koglweogo présents au siège du 10e arrondissement de Ouagadougou s’éloignent afin de faire leur prière de la mi-journée (dhuhr).
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Les chaines n’empêchent pas l’un des suspects de prier. Il ne manque plus que trois sacs de ciment, destinés à la rénovation d’une mosquée, pour que les quatre accusés soient jugés.
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Les six accusés sont emmenés à la prison. Se lèvent et démêlent les chaines accrochées à leurs chevilles et qui les relient les uns aux autres.
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Cet armurier de Ouagadougou vend et répare régulièrement les armes des Koglweogo © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies


Po

«Si nous voulons que justice soit faite, c’est à travers celle rendue par les Koglweogo », commente Aziz, habitant de la ville de Po.
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L’appui des autorités coutumières souligne le caractère apolitique d’un mouvement qui se réclame avant tout populaire.
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Le chef coutumier Mossi, Tjentiembo Abou Drama, et le Président des Koglweogo de la zone de Naori dans la ville de Po (Centre Sud), Nediebou Adjana, discutent sous le tamarinier.
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Au siège Koglweogo de la ville de Po, à l’image du dispositif habituel, les présumés coupables de vol sont enchainés soit à un arbre (souvent, un tamarinier) soit à un pieu de bois. Ils y sont détenus le temps de l’enquête. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

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Léo

Léo se trouve à quelques dizaines de kilomètres de la frontière avec le Ghana et fait de la ville un haut lieu du banditisme. Lors de leurs patrouilles, les Koglweogo empruntent la piste sud et filent en brousse. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

Les différentes patrouilles sont positionnées tout au long de la route qui mène vers le Ghana voisin. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies


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« A partir de une heure du matin, on arrête systématiquement tous les véhicules »,
explique Faisal. La nuit est d’avantage propice au vol
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Un Wibra en patrouille dans la ville de Léo s’arrête au comptoir d’un café. « La population est contente. Les cafetiers nous offrent à boire, parfois, on reçoit des petits cadeaux », dit-il.
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Les Koglweogo qui patrouillent en ville entrent rarement dans les maquis. Cependant, « plus les gens boivent et font la fête, plus ils sont susceptibles de voler », soulève Yago.
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Polé a été arrêté la veille pour vol de téléphone portable. Après avoir passé la nuit au siège de Léo, il subit le "chicotage".
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Bien que les pratiques varient d'une localité à l'autre, les châtiments corporels sont courants dans la pratique des Koglweogo. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

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De la potasse, utilisée comme cicatrisant, est étalée sur le dos de Polé.
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Polé Compaoré est attaché, le téléphone volé mis en évidence. L’humiliation est revendiquée comme telle par les Koglweogo. En plus d’être un instrument fort de rétorsion, c’est aussi un
« outil éducatif », jugent de nombreux burkinabè. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

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Polé est prié d'écouter la version de la personne à qui il a volé le téléphone portable et de lui présenter des excuses tout en lui rendant de manière cérémonielle le bien subtilisé.
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Polé est finalement libéré. « Il a été lâché par sa famille… on n’allait pas le livrer en plus aux autorités », justifie Saydou Zio, président de l’association de Léo.
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Le mouvement Koglweogo est une émanation du peuple. Quand ils n’assument pas leur responsabilité de « soldats », leurs membres vaquent à leurs occupations.
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Après avoir travaillé dans son garage, Diasso enfile avec fierté son costume de Koglweogo. « Je ne protège pas seulement ma famille mais tous les citoyens de Léo », motive le jeune père de famille. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

Zakaria, agriculteur le jour, se prépare à rejoindre la patrouille de nuit.
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Sapouy

Depuis l’aube, plusieurs centaines de Koglweogo des provinces de Sibilis, Ziro et Nahouri principalement se sont rassemblées dans la plaine de la localité de Sapouy. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

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Les Koglweogo se sont cotisés pour payer des motos aux 24 Koglweogo dont
le véhicule a été brulé par des bandits lors d'un affrontement en octobre 2017.
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Les 24 motos calcinées sont exposées près des véhicules flambant neuf.
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Les Koglweogo tels qu’on les connait aujourd’hui sont d’abord apparus sur le plateau central, à l’initiative du « Rassam Kande Nabaa » (chef suprême).
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Les Koglweogo tels qu’on les connait aujourd’hui sont d’abord apparus sur le plateau central,
région majoritairement Mossi, à l’initiative du « Rassam Kande Nabaa » (chef suprême).
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Un mouvement agite la foule dans la gaité d’une après midi ensoleillée.
Il se dit qu’un « traitre a été pris la main dans le sac ».
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Trainé sous le tamarinier, il est vite entouré par une foule vindicative.
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Avec l’arrestation de cet informateur, qui signe le début du démantèlement d’un réseau de banditisme transfrontalier, la fête se transforme en victoire
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Devant le danger que représentent la foule pour l’intégrité physique du suspect, il est amené à la prison © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

Dans l’ombre d’un bâtiment au sol humide, l’homme est déshabillé, enchainé, photographié, son identité vérifiée © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

« Je suis innocent »,jure l'homme de manière déterminée.
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Un jeune venu voir le suspect au siège des Koglweogo de Sapouy est victime d’une crise d’épilepsie. « Ne faites rien, c’est contagieux », nous dit une dame. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

Le vieux subit les rires et quolibets des villageois.
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Basirou et Sali sont suspectés de vol de légumes. La population de Sapouy a appris leur présence et se presse autour d’eux. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies


Les deux jeunes hommes seront entendus par les "sages" et ensuite relâchés, contre le remboursent des biens volés. © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

« Je jure, je ne volerai plus », assure Basirou.
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Dans la cour de la maison du chef des Koglweogo de Sapouy, des membres fondateurs du groupe expliquent que « personne ne joue son rôle : ni les dirigeants ni le monde de la justice, pourris par la corruption». Du coup,« ce sont les citoyens qui en paient le prix » . © Olivier Papegnies / collectif Huma Papegnies

Le chef des Koglweogo de Sapouy reçoit sans cesse les membres du groupe ou des villageois.
Il arbitre les conflits lorsqu’ils se présentent.
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Un Wibra de Sapouy est positionné à l’entrée de la maison du chef des Koglweogo de la localité lors d’une fête rassemblant plusieurs centaine de membres du groupe d’autodéfense.
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